21 livres d auteurs africains à lire une fois dans sa vie


La littérature africaine est extrêmement riche. À travers ses romans, sa poésie et sa dramaturgie, c’est une littérature unique, qui permet de mieux comprendre l’Afrique grâce à des thèmes comme la colonisation, l’esclavage et le racisme.

C’est aussi une littérature relativement récente, la culture africaine s’étant longtemps appuyée sur la tradition orale.

Pour une vue d’ensemble de ses plus grandes œuvres, voici 21 livres d’auteurs africains à lire absolument.

01 – «L’enfant noir» – Camara Laye,  PKJ, 1953 – Pocket

Le roman L’enfant noir de Camara Laye est considéré comme un roman précurseur de la littérature africaine contemporaine. Fortement inspiré de l’enfance de l’auteur, le livre relate l’histoire de Laye, un enfant vivant paisiblement dans le village de Kouroussa, en Haute-Guinée, qui oscille entre son attachement à la vie traditionnelle de son village et son goût pour les études.

Écrivain guinéen, Camara Laye a été le premier ambassadeur du Ghana, puis chercheur à l’Institut fondamental d’Afrique noire. Ses origines africaines auront teinté toute son œuvre et guidé toutes ses recherches.

02 – «Le monde s’effondre» – Chinua Achebe – Présence Africaine

Le roman Le monde s’effondre de Chinua Achebe se penche sur le choc culturel qu’a représenté l’arrivée des colons britanniques pour la population du Nigeria à la fin du XIXe siècle. Ce roman, paru en 1958, est un autre incontournable de la littérature africaine.

Chinua Achebe était un écrivain et poète nigérian. Professeur d’université et rédacteur en chef d’un journal, il a aussi rédigé deux œuvres littéraires marquantes, Le monde s’effondre et Le malaise.

03 – «L’aventure ambiguë» – Cheikh Hamidou Kane  – 10/18

L’aventure ambiguë se penche sur le cheminement spirituel du jeune Samba Diallo, issu du pays des Diallobé et déchiré entre la culture occidentale et sa culture d’origine. Ce roman philosophique, classique de la littérature africaine, a reçu le Grand prix de l’Afrique noire en 1962.

Écrivain et fonctionnaire sénégalais, Cheikh Hamidou Kane a, en plus d’écrire, occupé différents postes. Il a notamment été représentant de l’UNICEF pendant plusieurs années dans des pays africains.

04 – «Cahier d’un retour au pays natal» – Aimé Césaire – Présence Africaine

Dans Cahier d’un retour au pays natal, un long texte poétique, Aimé Césaire raconte son retour en Martinique et prend conscience des effets néfastes du colonialisme sur les droits des personnes noires. Considéré comme une œuvre précurseuse du courant littéraire de la négritude, ce recueil a été étudié dans de nombreux établissements scolaires.

Homme de lettres et homme politique, Aimé Césaire a été député de la Martinique et maire de Fort-de-France.

05 – «Ville cruelle» – EZA Boto – Présence Africaine

Se déroulant à l’époque coloniale, Ville cruelle raconte l’histoire de Banda, un orphelin de père élevé par sa mère qui, à la demande celle-ci, désire se marier. Sans le sou pour payer la dot, le jeune homme se rend en ville pour y vendre du cacao. Or, il est aussitôt happé par la violence et la dureté du milieu.

Eza Boto, de son vrai nom Alexandre Biyidi, est un auteur français d’origine camerounaise.

06 – «Une si longue lettre» – Mariama Bâ – Encre noire

Une si longue lettre est un roman épistolaire relatant les échanges entre deux amies sénégalaises qui s’expriment sur leur vie de femme, d’épouse et de mère. Traitant notamment de mariage forcé, de polygamie et de droits des femmes, le roman est considéré comme un témoignage sans précédent sur la condition des femmes du Sénégal.

Femme de lettres sénégalaise, Mariama Bâ est devenue célèbre par sa façon de dépeindre habilement les disparités entre hommes et femmes. Une si longue lettre est son premier ouvrage, et le plus célèbre.

07 – «Les contes d’Amadou Koumba» – Birago Diop – Présence Africaine

Les contes d’Amadou Koumba est un recueil de contes sénégalais issus de la tradition orale. Paru en 1947, le livre s’est avéré être un témoignage sans précédent des traditions et des préoccupations de la société sénégalaise.

L’auteur, l’écrivain et poète Birago Diop, a toujours été très proche du mouvement de la négritude et est l’un des premiers auteurs à avoir mis par écrit des récits issus de la tradition orale. Il a aussi été ambassadeur du Sénégal à Tunis de 1960 à 1963.

08 – «Trois prétendants… Un mari» – Guillaume Oyônô-Mbia – Pocket

Trois prétendants… Un mari est le texte de la pièce de théâtre du même nom. La pièce raconte l’histoire de Juliette, une jeune fille forcée d’épouser un prétendant qu’elle n’a pas choisi en raison de la fortune de ce dernier. Au moment de sa parution, la pièce a fait grand bruit dans un pays où la dot et le mariage forcé étaient encore légion.

Écrivain, dramaturge et conteur camerounais, Guillaume Oyônô-Mbia est l’un des rares auteurs de sa génération à s’être fait connaître tant en français qu’en anglais. En 2014, il a reçu le Grand prix des mécènes pour l’ensemble de son œuvre.

09 – «Les bimanes» – Séverin Cécile Abega – Éditions Néa

Recueil de nouvelles, Les Bimanes regroupe sept petites histoires, toutes dépeignant avec humour la vie camerounaise et les changements de la société, dénonçant au passage la corruption du pays.

Anthropologue et écrivain, Séverin Cécile Abega est considéré comme le père fondateur de la littérature camerounaise. Les bimanes fait partie des grands classiques littéraires du pays.

10 – «Le fils d’Agatha Moudio» – Francis Bebey – Éditions Clé

Paru en 1965, Le fils d’Agatha Moudio raconte l’histoire de Mbenda, jeune homme issu d’un village de pêcheurs très attaché aux traditions. Forcé d’épouser une jeune femme, il est toutefois épris d’une autre jeune fille, nommée Agatha Moudio. Le fils d’Agatha Moudio est le premier roman de Francis Bebey. Il a obtenu le Grand prix littéraire de l’Afrique noire.

Originaire du Cameroun, Francis Bebey est un journaliste radio, devenu chanteur et musicien populaire. Il s’est produit dans des dizaines de pays à travers le monde et a composé de la musique de films.

11 – «Le pagne noir» – Bernard Dadié – Présence Africaine

Le pagne noir est un recueil de 16 contes se déroulant en Côte d’Ivoire. Ils ont en commun le même protagoniste, Kacou Ananzé, un homme avare et égoïste.

Bernard Dadjé est un auteur originaire de la Côte d’Ivoire. Tour à tour journaliste, ministre de l’Éducation et de l’Information, puis ministre de la Culture, il a publié de nombreux recueils de contes et légendes, en partie autobiographiques.

12 – «Une vie de boy» – Ferdinand Oyono – Pocket

Dans le roman Une vie de Boy, Joseph, élevé par un père Blanc, est devenu employé de maison auprès d’un fonctionnaire colonial. Témoin des divergences entre la vie de ses maîtres et celle de ses amis et autres domestiques, le jeune garçon raconte son histoire à travers une critique lucide des rapports entre les Blancs et les Noirs à la fin de l’époque coloniale.

Ferdinand Oyono est un écrivain originaire du Cameroun. Il a été haut fonctionnaire, puis ambassadeur du Cameroun à New York, en Algérie et en Grande-Bretagne, entre autres.

13 – «Œuvre poétique» – Léopold Sédar Senghor – Points

Le recueil Œuvre poétique regroupe l’intégralité des écrits de Léopold Sédar Senghor, soit des poèmes mais aussi des chants, des lettres, des élégies et bien plus.

Homme de lettres et homme politique, Léopold Sédar Senhor a été secrétaire d’État à la présidence du Conseil des ministres, ministre conseiller de la République française et premier président de la République du Sénégal, poste qu’il a occupé pendant 20 ans. Auteur du l’hymne national du Sénégal, il est également le premier Africain à avoir siégé à l’Académie française.

14 – «Fureurs et cris de femmes» –Angèle Rawiri – Encre Noire

Le roman Fureurs et cris de femmes relate l’histoire de deux époux, Émilienne et Joseph, qui se retrouvent désespérés à la mort de leur fille. N’ayant jamais pu accepter Émilienne, la mère de Joseph tente alors de convaincre son fils de divorcer.

Originaire du Gabon, Angèle Rawiri a publié trois romans avant son décès, en 2010.

15 – «La petite fille du réverbère» – Calixthe Beyala – Albin Michel

L’histoire de La petite fille du réverbère gravite autour de la petite Tapoussière, 11 ans. Élevée par sa grand-mère dans un village isolé du Cameroun, elle rêve de retrouver son père, qu’elle n’a jamais connu. Le roman est inspiré de la vie de l’auteure, élevée par sa grand-mère après le divorce de ses parents.

Calixthe Beyala est issue d’une famille noble camerounaise. Elle a publié de nombreux romans à succès dont C’est le soleil qui m’a brûlée et Maman a un amant, qui lui a valu le grand prix littéraire d’Afrique noire.

16 – «La saison de l’ombre» – Léonora Miano – Grasset

Récipiendaire du prix Femina en 2013 et du Grand prix du roman métis, La saison de l’ombre relate le drame que vivent les mères d’un village d’Afrique après la disparition d’une dizaine de jeunes garçons de la communauté. Au fil de leurs recherches, elles apprendront que leurs fils ont été vendus à des étrangers.

Originaire du Cameroun, Léonora Miano s’est fait remarquer dès son premier roman, L’intérieur de la nuit, qui a reçu pas moins de six prix distincts, dont le Prix du premier roman de la femme. Son œuvre témoigne avec acuité de l’histoire africaine.

17 – «Et Dieu seul sait comment je dors» –Alain Mabanckou – Présence Africaine

Auguste-Victor, le protagoniste du roman Et Dieu seul sait comment je dors d’Alain Mabanckou, est un Antillais solitaire et mystérieux, hanté par de nombreux démons. Le jour où il débarque à l’improviste dans un village de Guadeloupe, il retient l’attention de Makabana, un vieil homme arrivé dans le village dans des circonstances similaires des années plus tôt.

Alain Mabanckou est un écrivain congolais. Récipiendaire de nombreux prix littéraires, notamment le prix Renaudot pour son livre Mémoires de porc-épic, il a été récompensé en 2012 par l’Académie française.

18 – «Batouala» – René Maran – Albin Michel

Paru en 1921, Batouala est le premier livre d’un auteur noir à avoir reçu le prix Goncourt. Le roman relate l’histoire d’un village africain du point de vue de Batouala, un grand chef guerrier de la population des Banda. À travers ce récit, l’auteur dresse un portrait parfois critique du colonialisme.

René Maran est un écrivain originaire de Martinique. Administrateur colonial, notamment au moment de la rédaction de son livre, il a ensuite travaillé comme journaliste.

19 – «Amkoullel l’enfant peul» – Amadou Hampâté Ba – J’ai  lu

Dans Amkoullel l’enfant peul, Amadou Hampâté Ba raconte son enfance et son adolescence dans un Mali dirigé par l’islam, avec en trame de fond les premiers balbutiements de la Première Guerre mondiale.

Amadou Hampâté Ba est né au Mali dans une famille noble. Écrivain et technologue puis membre de l’UNESCO, il a passé toute sa carrière à défendre les traditions ancestrales. Il est d’ailleurs à l’origine du proverbe : « En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle.

20 – «Peau noire, masques blancs» – Frantz Fanon – Points

Paru en 1952, Peau noire, masques blancs est un essai de Franz Fanon à propos des traces laissées par le colonialisme, notamment en ce qui a trait au racisme et au rapports entres Blancs et Noirs. Basé sur les expériences personnelles de l’auteur, cet ouvrage est un jalon important de la littérature anti-colonialiste.

Franz Fanon est un psychiatre et essayiste né en Martinique. Pionnier du mouvement de pensée tiers-moniste, il a passé toute sa carrière à tenter de comprendre les impacts psychologiques du colonialisme, tant pour les colons que les colonisés.

21 – «Allah n’est pas obligé» – Ahmadou Kourouma – Points

Ayant reçu le prix Renaudot en 2012, Allah n’est pas obligé est un roman d’Ahmadou Kourouma qui relate l’histoire de Birahima, un enfant des rues de Togobala, en Côte d’Ivoire. Après la mort de sa mère, le garçon entreprend un long voyage vers le Libéria afin de rejoindre d’autres membres de sa famille. Or, il se fait rapidement enrôler comme enfant-soldat. Livre poignant sur une réalité taboue, Allah n’est pas obligé a aussi remporté le prix Goncourt des lycéens.

Ahmadou Kourouma est un écrivain ivoirien. Auteur de plusieurs romans entre 1968 et 2003, il est connu pour avoir dépeint dans ses œuvres l’histoire coloniale de son pays d’origine. Au moment de son décès, en 2003, Ahmadou Kourouma travaillait sur la suite d’Allah n’est pas obligé. Cet ultime roman, Quand on refuse on dit non, a été publié un an après sa mort.

 

 

Toni Morrison, Rosa Parks deux visions du combat de la Liberté


«Rosa Parks s’est assise pour que nous puissions nous lever. Paradoxalement, son emprisonnement ouvrit les portes de notre longue marche vers la liberté». Révérend Jesse Jackson, le 25 octobre 2005.

«C’est ça, l’esclavage. Quelque part au fond de toi, il y a cette personne libre dont je te parle. Trouve-la et laisse-la faire du bien dans le monde». Toni Morrison (Home)

Dans cette contribution, je veux présenter le combat de deux femmes noires : l’écrivaine Tony Morrison et la militante Rosa Parks, chacune à sa façon, pour l’émancipation des Noirs aux Etats-Unis.

Cette opportunité a été mise à profit suite au décès de la romancière américaine Toni Morrison le 5 août à l’âge de 88 ans, emportant avec elle des centaines d’autres belles histoires.

Le Prix Nobel de Littérature lui a été décerné.

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Toni Morrison, Rosa Parks deux visions du combat de la Liberté

Décès de Toni Morisson : la voix de l’autre Amérique s’est tue


Toni Morrison est morte ce lundi à New York à l’âge de 88 ans. L’auteur de « Beloved » et de « Jazz », qui fut l’une des premières à raconter la condition noire aux États-Unis, avait obtenu le prix Nobel de littérature en 1993.

Son sourire et ses dreads d’argent laissaient penser qu’elle pouvait encore résister au temps pendant des années : elle en avait vu tant d’autres ! Mais le temps est un ennemi sournois. La romancière africaine-américaine Toni Morisson est morte à New York, le 5 août 2019. Elle avait 88 ans.

Née Chloe Ardelia Wofford à Lorain, dans l’Ohio, le 18 février 1931, la fille d’un homme qui se méfiait « de chaque mot et de chaque geste de tous les hommes blancs sur terre » et d’une femme beaucoup plus optimiste sur la question raciale, choisit elle-même son prénom à l’âge de 12 ans, quand elle décide d’embrasser la foi catholique.

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Décès de Toni Morisson : la voix de l’autre Amérique s’est tue

Conférence Amadou Lamine Sall


Conférence Amadou Lamine Sall

9 octobre 2018

12 h 00 – 14 h 00

Adresse
475, boulevard De Maisonneuve Est
Montréal (Québec) H2L 5C4

Rez-de-chaussée

Métro : Station Berri-UQAM

Le public est invité à venir rencontrer le poète sénégalais Amadou Lamine Sall, qui participera à une conférence-débat animée par le président-directeur général de BAnQ, Jean-Louis Roy.

Mentionnons qu’Amadou Lamine Sall a tout récemment été désigné lauréat du Prix international de poésie Fernando d’Almeida, remis par le Festival international de la poésie de Trois-Rivières, qui se tient du 28 septembre au 7 octobre.

Né le 26 mars 1951 à Kaolack, au Sénégal, Amadou Lamine Sall est l’un des poètes les plus importants de l’Afrique francophone contemporaine. Léopold Sédar Senghor a dit de lui qu’il est « le poète le plus doué de sa génération ».

 

Les écrivains africains et la langue française


Pour les écrivains africains francophones, écrire en français est un choix philosophique, politique, stratégique. Dans leurs derniers livres, Alain Mabanckou et Kaoutar Harchi exposent leurs points de vue.

Deux romanciers issus de cultures multiples, deux enseignants à l’université… et deux livres sur la langue. Nombreux sont les points communs qui lient Le monde est mon langage, du Franco-Congolais Alain Mabanckou, et Je n’ai qu’une seule langue, ce n’est pas la mienne, de la Française Kaoutar Harchi, deux livres différents et passionnants, explorant chacun à leur manière le rapport des auteurs francophones au français.

Alain Mabanckou nous convie à une balade littéraire savoureuse à travers l’Afrique, l’Europe et l’Amérique. Ces trois continents racontent son histoire : l’Afrique, où il est né, l’Europe, où il a émigré, l’Amérique, où il est professeur à l’université de Californie, à Los Angeles (UCLA). « Le Congo est le lieu du cordon ombilical, la France la patrie d’adoption, et l’Amérique un coin depuis lequel je regarde les empreintes de mon errance », écrit-il.

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les-ecrivains-africains-de-langue-francaise

Voir les autres articles du dossier :

La linguistique au cœur de la fabrique sociale

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Littérature africaine : parler plusieurs langues est une force !

Ma langue maternelle n’est pas celle de ma mère

La belle leçon de plurilinguisme de « Lenga »

Dédicace du roman d’Yvan Asselin Le léopard n’aime pas les maladroits


Le jeudi 22 mars 2018 de 17 h à 20 h

à la Maison de l’Afrique Montréal

Ce livre est déjà disponible chez Renaud-Bray :

Le léopard n’aime pas les maladroits par ASSELIN, YVAN

Résumé

Ce roman nous transporte au coeur des croyances africaines et amérindiennes à la fin du dix-neuvième siècle. Pour sauver son peuple de la misère qui s’annonçait après la cession du Congo au roi des Belges Léopold II en 1885, le chef de la tribus des Mbotos envoie son fils au « pays des Blancs » découvrir les secrets de leurs richesses pour ensuite sauver son peuple de la misère qui l’attend. Caché dans la cale d’un navire en partance pour l’Europe, Auguste Mbuyi, héritier à quatorze ans des pouvoirs des sorciers du Léopard, se retrouve après de multiples péripéties en terre québécoise, à Tadoussac, dans un campement montagnais. Toute sa vie, malgré un destin hors du commun, il portera la culpabilité de son enracinement définitif au Québec. C’est son petit-fils, Victor, un enfant à la peau blanche, qui retournera dans les années 1980 au pays de ces ancêtres afin de racheter la faute de son aïeul. 

Voir l’article de Radio-Canada et  son entrevue avec Catherine Perrin :

Yvan Asselin, de patron à Radio-Canada à consultant en Afrique

 Maison de l’Afrique Montréal se lance dans la production et la diffusion de livres ou de documents mis en page. D’une pierre deux coups, le lancement des Éditions de la Maison de l’Afrique Mandingo (ou MdAM Éditions) s’est fait conjointement avec la dédicace du premier roman, Le léopard n’aime pas les maladroits, de Yvan Asselin, le jeudi 22 mars à Montréal.

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Aux racines du mal… Un essai coup de poing de Venance Konan / Philippe Di Nacera


Venance Konan est un intellectuel ivoirien qui n’a pas l’habitude de mâcher ses mots. Sa réputation d’écrivain et de journaliste a largement dépassé les frontières de la Côte d’Ivoire. Ceci explique, sûrement, en partie, cela. Depuis qu’il a été nommé, il y a sept ans, à la direction du quotidien pro-gouvernemental, Fraternité Matin, cette belle plume a choisi de ne pas la tremper dans l’eau tiède. Avec Venance, un chat est un chat. Au fil de ses éditoriaux, il n’hésite pas à vertement dénoncer certains comportements de ses compatriotes, simples citoyens aussi bien que gouvernants.

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ATELIERS D’ÉCRITURE ET D’ARTS VISUELS GRATUITS!


Le Centre Afrika, en collaboration avec Espace Mushagalusa, organise
un atelier d’écriture et d’arts visuels intitulé MES RACINES,
qui s’adresse aux immigrants, afin de leur permettre de s’exprimer
sur leur expérience d’immigration et d’intégration.

L’activité est pilotée par Metropolis bleu un festival littéraire dans ses volets éducatifs et sociaux.
Les textes et images choisis seront présentés lors de l’événement MES RACINES au prochain festival Metropolis bleu qui aura lieu du 20 au 29 avril 2018.

Si vous désirez partager votre histoire d’arrivée au pays, vos souvenirs, votre culture et vos traditions, vous êtes invités à participer à cet événement. Réservez rapidement, places limitées!

L’atelier, animé par Joujou Turenne aura lieu les 15 et 16 mars à l’Espace Mushagalusa, 533 rue Ontario Est (angle Berri)
Tel : 514.303.1112

Pour inscriptions :  guychigoho@musha-galusa.com

Espace Mushagalusa est un lieu où les cultures se rencontrent et cohabitent au service de l’art et de l’harmonie sociale

L’écrivain ivoirien, Bernard Binlin Dadié a 102 ans, ce mercredi (Video)


Cela fait exactement 102 ans qu’est né à Assinie l’homme qui aura marqué la littérature ivoirienne d’un tache indélébile.

L’écrivain ivoirien, Bernard Binlin Dadié célèbre ses 102 ans aujourd’hui. 10 janvier 1916-10 janvier 2018. Cela fait exactement 102 ans qu’est né à Assinie l’homme qui aura marqué la littérature ivoirienne d’un tache indélébile. « On dit que je suis né en 1916. Moi je ne sais pas », aime-t-il à celui qui lui pose la question sur sa date de naissance.

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Littérature : les dix livres qui feront la rentrée 2017


Après une bonne moisson d’automne, la récolte de janvier s’annonce passionnante : nombre de titres en lien avec l’Afrique paraîtront au début de l’année 2017.

Il y a traditionnellement deux rentrées littéraires en France, celle de septembre et celle de janvier. La première est la plus médiatisées, puisqu’elle est suivie d’une avalanche de prix. Mais ce n’est pas une raison pour ignorer la seconde. Surtout quand elle offre toute une série de titres prometteurs en lien avec l’Afrique.

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Littérature : il est comment le dernier Pepetela ?


Si vous cherchez un roman dans le but de vous réconcilier avec la nature humaine, passez votre chemin. Vladimiro Caposso, le héros de Prédateurs, est l’archétype du self-made-man à qui tout réussit… grâce à son degré zéro de moralité. Le livre commence d’ailleurs par une scène de meurtre, ce qui pose d’emblée le décor.

Prédateurs, c’est l’histoire d’un fils d’infirmier qui ne recule devant rien et finit par se hisser d’un petit bourg perdu dans la brousse, près du fleuve Cuanza, jusqu’aux plus hautes sphères de Lagos… Sans oublier de remplir au passage de nombreux comptes bancaires dans les paradis fiscaux.

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Raphaël Confiant : « L’œuvre de Frantz Fanon subit une véritable éclipse »


Dans une « autobiographie imaginée », l’écrivain martiniquais rend hommage à son compatriote, médaillé de la seconde guerre mondiale, compagnon de route des indépendantistes algériens et intellectuel exigeant décédé en 1961. Interview.

Décembre 1961, hôpital de Bethesda, États-Unis. L’écrivain et psychiatre martiniquais Frantz Ibrahim Omar Fanon se meurt. Son dernier livre, Les Damnés de la terre, écrit dans l’urgence, est sur le point d’être publié. Il vivra juste assez pour en lire la virulente préface, signée Jean-Paul Sartre, mais la leucémie aura raison de son corps avant que cette Algérie qu’il aimait tant et pour laquelle il se battait n’obtienne son indépendance, en 1962.

Profondément influencé par les écrits et la vie de Fanon, son compatriote Raphaël Confiant lui consacre aujourd’hui une « autobiographie imaginée » où il parvient, avec subtilité, à raconter le personnage tout en incarnant ses idées. L’insurrection de l’âme. Frantz Fanon, vie et mort du guerrier-silex (Caraïbéditions, 394 pages, 21,30 euros) est une belle introduction à l’oeuvre – et un hommage à l’homme.

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Pourquoi il faut relire Les Damnés de la terre de Frantz Fanon


En juillet et en août, Jeune Afrique revient sur des œuvres majeures qui font toujours parler d’elles, inspirant le présent. Cette semaine, Les Damnés de la terre, écrit en 1961 par le Martiniquais Frantz Fanon.

«Libération nationale, renaissance nationale, restitution de la nation au peuple, Commonwealth, quelles que soient les rubriques utilisées ou les formules nouvelles introduites, la décolonisation est toujours un phénomène violent. »

Quand il écrit les premières lignes des Damnés de la terre, en mai 1961, Frantz Fanon se sait déjà condamné par la leucémie myéloïde dont il est atteint. Il aura tout de même la chance de voir son livre publié de son vivant, aux éditions Maspero, et préfacé par le philosophe français Jean-Paul Sartre.

L’ouvrage, édité dans la discrétion, est interdit dès sa diffusion pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État ». En pleine guerre d’Algérie, l’inverse eût surpris… Quoi qu’il en soit, le texte trouve tout de suite un large écho.

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GAËL OCTAVIA : « LA FIN DE MAME BABY », ENTRE CONFLIT D’APPARTENANCE ET ÉMANCIPATION


Avec La Fin de Mame Baby, l’auteure française née en Martinique, Gaël Octavia, signe un roman singulier sur la place de la femme dans les sociétés patriarcales. Rencontre.

Après trois pièces de théâtre, Gaël Octavia, 40 ans, fait sa rentrée littéraire avec un premier roman publié aux éditions Gallimard : La fin de Mame Baby. L’auteure livre un portrait croisé de quatre femmes – majoritairement noires – qui tentent d’échapper à leur déterminisme géographique et socio-culturel, et à s’émanciper des carcans masculinistes. Une fresque sociale teintée de féminisme qui fait s’interroger sur la place des femmes noires de France.

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Gaël Octavia : « La fin de Mame Baby », entre conflit d’appartenance et émancipation

Roman : « Madame St-Clair », reine martiniquaise des bandits de Harlem


Avec son nouveau roman, Raphaël Confiant revient sur l’histoire de Stéphanie St-Clair, Martiniquaise qui régna sur la loterie clandestine du New York de la prohibition, au début du XXe siècle.

Au panthéon des bandits, le Sicilien Charles « Lucky » Luciano occupe une place de choix. Arrivé en 1906 aux États-Unis à l’âge de 9 ans, il devint autour de la trentaine le principal parrain du milieu new-yorkais, régnant sur les jeux, le trafic d’alcool, la drogue, la prostitution… Parmi ses principaux acolytes, le chef de la mafia de Chicago, Al Capone, et celui de la mafia juive, Meyer Lansky. De ce monde de brutes qui se développa à l’heure de la prohibition, l’histoire a surtout retenu des noms d’hommes blancs. C’est totalement injuste : des femmes noires peuvent aussi avoir du sang sur les mains, et l’on doit remercier l’écrivain Raphaël Confiant de nous le rappeler.

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« Black America » raconte la lutte quotidienne de la communauté noire aux États-Unis


De Jim Crow à Ferguson, Caroline Rolland-Diamond raconte le combat des Africains-Américains pour l’égalité à travers un essai efficace et intelligent.

En 2008, l’élection de Barack Obama soulevait l’espoir d’une Amérique post-raciale. Mais la mort de Michael Brown, en août 2014, à Ferguson, suivie d’une série d’abus policiers visant les Africains-Américains, a montré combien la lutte pour l’égalité restait inachevée.

Dans son essai dense et richement documenté, Black America, l’historienne Caroline Rolland-Diamond, professeure d’histoire et de civilisation américaines à l’université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, souligne qu’il est essentiel de ne pas cantonner les aspirations à l’égalité à la seule lutte civique.

Les questions économiques et celles relevant de l’appartenance de classe sont en effet restées présentes durant toute l’histoire de la mobilisation noire. Plusieurs indicateurs statistiques, du seuil de pauvreté au taux d’incarcération, témoignent encore de la précarité structurelle dont souffre une large partie de cette communauté.

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VÉRONIQUE TADJO : « LA LITTÉRATURE A CETTE FACULTÉ DE CRÉER UN ESPACE DE MÉMOIRE »


L’auteure ivoirienne, Véronique Tadjo, vient de publier aux éditions Don Quichotte, En compagnie des hommes : un roman poignant sur l’épidémie Ebola.

De passage à Paris à l’occasion de la rentrée littéraire, Véronique Tadjo, romancière, poète et peintre ivoirienne qui partage sa vie entre Londres et Abidjan, nous a accordé un entretien dans un café de la capitale avant qu’elle ne reparte pour La City.

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http://www.intothechic.com/25883/culture/veronique-tadjo/?utm_source=JeuneAfrique&utm_medium=SiteExterne&utm_campaign=widgetJA_07092017

La nuit de la parole

Samedi le 6 février 2016, de 18h à 21h

Maison de l’Afrique Montréal vous invite, ce samedi 6 février, à participer à « La nuit de la parole », dans le cadre du Mois de l’Histoire des Noirs, et en soutien à la campagne de socio-financement du Projet Hommage aux Femmes ! Une soirée envoûtante ou les mots seront à l’honneur : poésie, contes et musique. Laissez-vous transporter dans un univers ou l’imaginaire est roi et ou la création est maîtresse ! — De 18h à 21h, Soyez prêts !

Avec Sabine Monpierre, Yves Alavo, Kafrine Louisa, Moussa Xlim, Baldé Gee Mariana, Michèle Melançon, Adama Daou et bien d’autres surprises…
Animation: Bebeto Lonsili

Mémoires d’un éternel optimiste, avec Thione Niang

Samedi le 5 septembre 2015, de 16h à 18h

Une occasion unique de d’échanger avec Thione Niang, responsable politique, conférencier et consultant, une inspiration pour la jeunesse africaine, dont le cheminement hors du commun lui a permis d’écrire ses mémoires.

Profitez de ce moment inédit pour vous procurer et faire dédicacer son livre, Mémoires d’un éternel optimiste.

Thione Niang

5 septembre, de 16h à 18h
Rencontre avec Thione Niang et lancement du livre Mémoires d’un éternel optimiste

Une occasion unique de d’échanger avec Thione Niang, responsable politique, conférencier et consultant, une inspiration pour la jeunesse africaine, dont le cheminement hors du commun lui a permis d’écrire ses mémoires.

Profitez de ce moment inédit pour vous procurer et faire dédicacer son livre, Mémoires d’un éternel optimiste.

Thione Niang
Thione Niang

Soirée en hommage à Assia Djebar

Jeudi le 16 avril 2015, de 17h à 19h

AISA Canada et ses partenaires, la Maison de l’Afrique Mandingo, l’Université Concordia et l’UQAM, ont le plaisir de vous inviter à l’hommage rendu à la très grande écrivaine algérienne Assia Djebar, décédée en exil il y a quelques semaines.

Jeudi le 16 avril 2015, de 17h à 19h
HOMMAGE À ASSIA DJEBAR

assiad-jebar-thumbAISA Canada et ses partenaires, la Maison de l’Afrique Mandingo, l’Université Concordia et l’UQAM, ont le plaisir de vous inviter à l’hommage rendu à la très grande écrivaine algérienne Assia Djebar, décédée en exil il y a quelques semaines.

Jeudi 16 avril 2015, de 17h à 19h à la Maison de l’Afrique Montréal.

Le meilleur de la littérature. En partage.

 

 

Samedi le 28 février 2014, de 16h à 18h
Fabrice Koffy

Fabrice KoffyNous vous invitons à venir rencontrer le poète urbain Fabrice Koffy pour un échange sur son parcours littéraire; de l’écriture et de la conception de ses oeuvres.

En accompagnement musical : piano & voix de Sophie Drouin

Un événement unique pour découvrir de vive voix les influences de cet auteur montréalais.

L’activité est gratuite.
Réservations recommandées – les places sont limitées.
mxlim@maisondelafriquemontreal.com
514 875-7710

Les Vers à Soi

Activités littéraire

Un auteur
Son univers
Son œuvre
Son parcours
Et surtout
Les vers qui l’ont
à ce point touché qu’il
se les auraient appropriés
sans vergogne…

Échanges
Découvertes
Lectures
Musique

Émoi pour les yeux
autant que pour les oreilles