Maman Afrique


Maman Afrique

par Jean-Benoît Nadeau

Le Devoir, 24 septembre 2018 Chronique

C’est depuis Montréal que Mariam Sy Diawara, une publicitaire ivoirienne installée dans cette ville depuis 2004, organise l’un des principaux festivals de l’Afrique numérique. Africa Web Festival (AWF), qui en est à sa cinquième édition, réunira près de 7000 participants à Abidjan à la fin novembre. Cet événement, qui déplace des participants de 26 pays africains, mais aussi des Québécois, des Français et des Belges, est à la fois une foire, un centre d’affaires, une vitrine de nouvelles technologies et une plateforme d’embauche où entrepreneurs, ministres et étudiants se rencontrent pour des conférences, des ateliers, des concours, des formations… alouette !

Celle que les Ivoiriens surnomment « la Canadienne » et que les participants d’AWF appellent « Maman Afrique » veut créer l’Afrique 3.0. « J’ai eu l’idée d’un festival quand j’ai appris que l’intelligence artificielle pourrait effacer les trois quarts des emplois en Afrique. Je me suis dit : “Ça va être notre deuxième mort. Il faut renforcer l’entrepreneuriat numérique africain” », raconte Mariam Sy Diawara dans le sous-sol de la Maison de l’Afrique, un espace de conférence et d’expositions installé dans une ancienne menuiserie rue Henri-Julien, dans l’arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie.

AWF s’inscrit dans une tendance profonde visant à décloisonner les pays africains, qui ont mis en place un sévère protectionnisme freinant la mobilité et les échanges avec les pays voisins. AWF est à l’origine de plusieurs initiatives permanentes, dont la participation de plusieurs pays au concours African City Challenge, qui vise à réinventer la ville africaine de demain et le Camp numérique Accelafrik, qui servira d’incubateur de formation pour les entrepreneurs, un réseau d’affaires.

AWF participe désormais au Parcours numérique francophone, qui comprend également la Semaine numérique de Québec, les Web2day de Nantes, le Kikk festival de Namur — une initiative de Michaëlle Jean à l’OIF, qui profite du soutien des Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ). « Ça crée un noyau de Québécois qui connaissent l’Afrique et qui vont dire la vérité sur le continent », dit Mariam Sy Diawara, qui espère que les jeunes Québécois seront nombreux à Abidjan en novembre. Ses efforts de rapprochement ne sont pas étrangers à l’ouverture d’un Bureau du Québec à Abidjan, la troisième antenne québécoise sur ce continent, après Dakar et Rabat.

Même si elle a dépassé l’âge de la retraite, Mariam Sy Diawara continue de déborder d’activité pour sa grande cause, qui est de présenter aux Québécois ce qu’elle a toujours connu : une Afrique des affaires, une Afrique dynamique qui en veut.

Dans les années 1970, Mariam Sy Diawara s’est illustrée comme l’une des premières Africaines dans le secteur de la publicité francophone.

Après avoir oeuvré au sein du groupe français Havas, elle lance Groupe Univers en 1990, qui devient vite la principale agence publicitaire de son pays. Grâce au Mondial de la pub francophone, elle découvre Montréal. « J’ai dit à mon mari : “il faut que nos trois enfants étudient ici”. »

Si elle fréquente le Québec régulièrement, elle ne rêve toutefois pas d’y vivre, mais en 2004, tout bascule. À la suite des graves bouleversements politiques qui déchirent alors son pays, l’immeuble qui loge toutes ses entreprises est saccagé de bas en haut. Il n’en subsiste qu’une carcasse. Mariam Sy Diawara a tout perdu.

C’est dans ce contexte qu’en 2008, après une longue maladie, elle décide de créer une Maison de l’Afrique à Montréal. Dès son ouverture, la Maison devient l’un des principaux points de rencontre où défilent les personnalités tant culturelles qu’entrepreneuriales, aussi bien africaines que québécoises. « C’est pour les Africains de coeur », dit-elle.

La première fois que je l’ai rencontrée, Mariam Sy Diawara était en grande discussion avec Michel Robitaille, directeur général de LOJIQ, avec qui elle collabore au Parcours numérique francophone. Elle se décrivait comme une « espèce de hippie ». « Je suis une rêveuse », m’explique-t-elle quelques jours plus tard à la Maison de l’Afrique. « AWF, ça ne tient à rien. Même pas un demi-million de dollars de budget. Ça serait très différent si je m’organisais pour chercher l’argent, mais je ne sais pas faire ça. Tout le monde pense que je suis riche parce que je réussis à faire de grandes choses. Mais je réussis parce que je ne suis pas riche, que j’ai le dos au mur et qu’il faut que ça marche. Si on avait plus d’argent, ce serait pour payer nos bénévoles. »

« Je suis capable de travailler très fort pour des activités qui ne sont pas rentables immédiatement, parce que j’y crois. Mon fils, qui travaille avec moi ici, me dit souvent : “Tu rêves, ça ne marche pas comme ça.” Mais c’est comme si l’argent tuait le rêve. Il faut bien que notre vie serve à quelque chose. »

Voir l’article source :  maman-afrique

Trop ou pas assez de sable?


Dans le désert du Sahara, le sable couvre 2 millions de kilomètres carrés, soit 20 pour cent de sa surface.  C’est énorme mais puisqu’il ne couvre qu’un cinquième du territoire, la question se pose : y aurait-il-donc plein d’oasis?  Eh bien non! Les poches d’eau sont souvent des mirages. Elles ne représentent qu’un millième de la surface du désert.  Vaut mieux suivre son chameau et surveiller sa boussole. En réalité le Sahara est surtout fait de surfaces arides rocheuses, souvent sur un plateau ou une montagne.

La pénurie?  Le sable des plages et des mers

Or, saviez-vous que se dessine dans le monde une pénurie de sable.  Malheureusement, ce n’est pas celui du Sahara qui est en demande.  Ce sont les mers et les plages qui sont en train de se faire vider de leur sable pour construire des habitations ou fabriquer des puces informatiques, du dentifrice et des cosmétiques.  Ce sable contient du silicium et en plus il s’agglomère facilement pour se transformer en ciment ou en béton armé. Voilà qui explique tout.   Il faut 200 tonnes de sable pour ériger une petite maison.  Pouvez-vous alors imaginer combien de tonnes il a fallu pour construire le plus haut gratte-ciel de la planète à Dubaï?   Assez pour épuiser tout le sable des environs et d’être obligé d’en importer d’Australie.

En Afrique, on se tire dans le pied.

Selon l’article signé par le canadien Paul Therrien dans la revue Forces, en Sierra Leone, les villageois pauvres ruinent leurs propres rives pour la pêche en vendant le sable à des groupes criminels.  Le marché noir ferait rage aussi au Libéria, au Nigéria et au Kenya.  Et Therrien conclut son article ainsi : Trouver des solutions de remplacement au sable pour ses usages nombreux et essentiels n’est pas une priorité politique…la tendance ira donc en s’accélérant plutôt que l’inverse.  On ne verra plus nos plages du même œil après avoir lu cet article.

Yvan Asselin

Où les jeunes de 18-35 ans souhaitent-ils s’installer pour faire avancer leur carrière ?


États-Unis  (avant l’effet Trump…on verra bien)            18%

Canada                                                                                                  12%

Royaume-Uni                                                                                     10%

Le journal Le Devoir souligne que le Canada est le choix le plus populaire parmi les jeunes provenant de l’Afrique subsaharienne, devant les États-Unis et le Royaume-Uni.

Yvan Asselin

 

31,000 milléniaux de 186 pays ont répondu au sondage du Forum Économique Mondial. 81% des jeunes se disent prêts à quitter leur pays pour trouver un emploi ou progresser dans carrière.

Bonne nouvelle : Du chocolat made in Côte d’ivoire


Extrait du texte du journaliste Khadim Mbaye du site la Tribune Afrique

D’abord un rappel :
La première puissance économique ouest africaine est le premier producteur de cacao, avec 40% du marché mondial. Mais le pays d’Alassane Ouattara ne transforme qu’environ 5 % de ses fèves de cacao. Un mal aiguë et un véritable manque à gagner pour l’économie ivoirienne. Les recettes tirées des fèves sont trop maigres parce qu’elles ne sont pas transformées sur place faute d’industrie et de savoir-faire.
Et puis voici ce qui est en train de se produire :
Le mystère du chocolat ivoirien commence à fondre. Les producteurs de fèves ivoiriens veulent aussi devenir de grands transformateurs. Une entreprise locale, l’Entreprise coopérative de Yamoussoukro (ECOYA) a d’ailleurs lancé un projet en ce sens. Après deux ans de dur labeur, les premiers résultats de l’expérience sont encourageants.
ECOYA a présenté ce lundi 28 août ces premières tablettes de chocolat fabriquées en milieu rural près de Yamoussoukro, la capitale administrative du pays. Créée par le groupe de chocolatiers ivoiriens dénommé « Instant Chocolat », l’entreprise vise à transformer 10% de la récolte des planteurs de cacao organisés au sein d’une coopérative. D’une teneur de 75 % d’un cacao certifié, ce chocolat est destiné à la pâtisserie; un produit local moins cher que le chocolat importé, donc plus profitable aux producteurs locaux.
Yvan Asselin

Où se trouve le meilleur conteur africain ?


Selon les juges du volet culturel des Jeux de la Francophonie 2017 tenus à Abidjan,  il se trouverait au Congo Brazzaville.

Voici un extrait de la nouvelle rapportée par la journaliste Germaine Mapanga du journal Les Échos :

Triomphe pour Moussoki et son Conte du moustique aux Jeux de la Francophonie à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Le Congolais a remporté la médaille d’or dans la catégorie « conteur », devant les guinéens de la Compagnie Arc-en-ciel et la française Najoua Darwiche.

Moussoki avec son « Conte du moustique » a piqué la curiosité du jury et du public.

Ce drôle de farfadet venu du Congo pour raconter l’histoire de deux amoureux qui s’aiment puis s’entredéchirent, ne manque pas de rendre hommage à ses ainés quand on lui demande ce qui l’inspire.

Yvan Asselin

Un peu plus d’eau potable pour les déshérités de Ouaga


Extrait du site de la Banque Mondiale

Grâce au projet pilote de gestion déléguée de l’approvisionnement en eau des quartiers péri-urbains à Ouagadougou, 107 000 personnes parmi les déshérités vivant en milieu urbain dans des quartiers non structurés ont pu bénéficier d’un accès durable à de meilleurs services. Le projet a permis de réduire leurs dépenses mensuelles de 4 dollars à 2,8 dollars (pour recueillir de l’eau au niveau des bornes-fontaines) et à 3,5 dollars pour les branchements domestiques. Ce programme arrive à échéance cette année.

Globalement à Ouagadougou, l’accès à l’eau potable s’est sensiblement amélioré, de 54 % en 2001 à 90 % en 2016 (63 % de personnes étant desservies par des branchements domestiques et 27 % par des bornes-fontaines).

Yvan Asselin

Statistiques


  • À Montréal, on vit de plus en plus seul

Statistiques-Canada, ayant échappé de justesse au couperet de l’ancien gouvernement conservateur et ravivé sous les libéraux de Justin Trudeau, nous arrive avec des nouvelles statistiques fort intéressantes.

***

342,000 personnes vivent seules dans un logement ou un condo et moins de 260,000 se retrouvent à deux dans la même catégorie statistique du ménage privé.

Par choix ou par obligation dans le cas des gens seuls?  Tout dépend si on parle des personnes âgées en santé qui ne veulent pas se retrouver en foyer ou des jeunes de plus en plus nombreux gars et filles qui préfèrent partager des moments ensemble avant de fonder une famille et de cohabiter.

Notons que 33% des jeunes (20-34 ans) n’ont pas encore quitté le nid familial.  Ce pourcentage atteint 50% à Toronto.

  • Et on se marie moins chez les plus jeunes

Dans la grande région de Montréal, chez les 25 à 29 ans on retrouve 23 mille couples mariés et 35 mille couples en union libre.

Difficile de tirer des conclusions à long terme puisque chez les 30 à 34 ans la situation change.

51 mille personnes sont mariées et 36 mille partagent leur vie sous le mode de l’union libre.

  • Au Québec, on peut parler 150 langues différentes à la maison

Notes tirées du tableau du Journal de Montréal réalisé à partir des données de Statistiques-Canada :

Le tableau québécois des 10 principales langues maternelles:

Le français                             6,164,250

L’anglais                                     656,555

L’arabe                                         169,690

L’espagnol                                  145,635

L’italien                                        104,610

Les langues créoles               56,990

Le mandarin                              43,690

Le grec                                         38,640

Le portugais                              36,765

Le roumain                                 35,840

Arrivent en onzième place les langues algonquiennes avec 33,140 personnes.

  • Et les langues africaines?

Pas très loin derrière.  Dans la catégorie des langues nigéro-congolaises, on retrouve 28,360 personnes qui peuvent échanger dans ces langues maternelles à la maison.  Les langues berbères suivent (20,835)  … et puis les chiffres deviennent plus petits…

Langues couchitiques (Est de l’Afrique) 1,125

Tigregna (Érythrée) 385

Les langues nilo-sahariennes 345

Afrikaans 125

Un tableau impressionnant tout de même du Québec d’aujourd’hui.

 

Vous aimez les chiffres?


La Côte d’Ivoire et le Cameroun sont pratiquement nez à nez quant à leur nombre d’habitants. On compte 23 millions 865 mille ivoirien(ne)s versus 23 millions 248 mille camerounais(e)s. Ces données, tirées de PopulationData.net, ont déjà un an.

Il est intéressant de constater que les villes du Caire (Egypte) et de Lagos (Nigéria) sont presqu’aussi peuplées que la Côte d’Ivoire ou le Cameroun. Les deux métropoles d’Égypte et du Nigéria comptent chacune près de 23 millions de citadins.

Combien y a-t-il de pays en Afrique? Tout le monde dit que c’est facile de répondre à la question mais si on y ajoute les territoires ? La réponse est 61.

1 milliard 209 millions de personnes y habitent.

Et les touristes?

Voici les 10 pays les plus peuplés de l’Afrique et le nombre de touristes qu’ils attirent.

Nombre d’habitants : en millions                             Nombre de touristes: en millions

Nigéria                                   193                                         0,6

Éthiopie                                   92                                          0,7

Égypte                                      92                                          9

RDCongo                                 87                                         0,2

Afrique du Sud                     56                                          9

Tanzanie                                  50                                         1,1

Kenya                                        46                                          1,1

Algérie                                      41                                          1,7

Soudan                                      40                                        0,6

Ouganda                                   37                                         1,2

Maroc                                         35                                          10

Et voici quelques exemples de pays moins populeux avec plein de touristes en proportion avec leur population :

Tunisie 11 millions                 5 millions de touristes

Botswana 2,3 millions         1,6 millions de touristes

Maurice 1,3 millions              1,2 millions de touristes

Ceci n’explique pas toujours cela… mais c’était pour le plaisir de jongler avec les chiffres et de discuter.

Yvan Asselin

Au Québec, l’affaire est chocolat


Cette expression typique québécoise s’inscrit dans la suite de l’affaire est tiguidou ou même de l’affaire est ketchup, signifiant que les choses ne peuvent pas mieux aller et justement, dans la grande région de Montréal (j’y inclus St-Hyacinthe) le chocolat fait vivre directement des centaines de personnes et certainement des milliers par le biais des impacts économiques.

Il suffit de jeter un œil sur les offres d’emplois des grands de ce monde présents dans la grande région de Montréal pour réaliser l’importance de ce secteur d’activité. Dans un pays sans cacaoyer, c’est quand même extraordinaire. Il y a bien entendu les grands de ce monde, les Barry Callebaut et Hershey Canada, qui sont très présents mais il se développe actuellement tout un marché spécialisé autonome où des petites entreprises se gagnent la faveur des consommateurs. En voici un exemple : J’ai découvert virtuellement, par l’intermédiaire du journaliste retraité et toujours fin goûteur Paul Toutant,  la fabrique AVA NAA de Villeray. Cette entreprise importe directement ses fèves de cacao de l’Amérique centrale.  Quoi de mieux que de citer le site internet :

Nous sommes l’un des seuls au Québec à appliquer l’approche bean-to-bar : importer le cacao, le torréfier, le concasser, le concher (affiner le chocolat) , le tempérer…et sans compromis!

En passant, le nom de l’entreprise vient de l’Inuktitut qui signifie provenir du nord. Les fèves viennent du sud c’est certain mais la fondatrice une géologue convertit en spécialiste du cacao a vécu plusieurs années au Nunavut dans le grand nord canadien. L’entreprise est née d’un voyage qu’elle a effectué au Mexique. Aujourd’hui, elle fait directement affaire avec les cacaoteros. Si vous passez à Montréal, visitez la fabrique au 309 rue Gounod, Montréal


Ce qui m’inspire dans cette aventure de Catherine Goulet c’est son audace et son intuition pour ce marché en croissance des produits dont on connaît l’origine et le trajet jusqu’au comptoir où l’on découvre des saveurs nouvelles. Je séjourne régulièrement dans mon pays d’origine, le plus grand producteur de cacao au monde, et la découverte d’AVA NAA me fait voir autrement le marché potentiel de la première ressource naturelle de la Côte d’Ivoire. Soyez assurés que je visiterai la fabrique de la rue Gounod.  Mariam Sy Diawara.


 Yvan Asselin

Plus d’énergie propre en Côte d’Ivoire


La compagnie chinoise Sinohydro a mis en service l’une des quatre turbines du barrage hydroélectrique de Soubré en Côte d’Ivoire (cinq heures en auto d’Abidjan vers le nord-ouest). En appuyant symboliquement sur le bouton pour faire tourner la turbine, le premier ministre a rappelé que dans quelques mois, une fois les travaux complétés, la centrale produira 275 mégawatts.

L’ouvrage permettra d’augmenter de 45% la part des énergies renouvelables du pays. Plein d’autres projets hydroélectriques, solaires et éoliens sont à l’étude car la pression est forte.

La demande augmente de 10% par an et la population tolère de moins en moins l’augmentation du coût de l’énergie. A ce stade-ci l’énergie thermique représente encore 75% de la fourniture totale. Source : La Tribune, Afrique.

Yvan Asselin

Dakar : un pt’it train de banlieue deviendra un Express régional


À Dakar où quatre-vingt pour cent des habitants se déplacent à pied chaque jour faute de transports publics efficaces, la Banque Africaine de Développement investira 192 millions de dollars américains pour renforcer une ligne ferroviaire reliant la banlieue au centre-ville.

En deux ans, la vitesse moyenne passera de 20 à 60 kilomètres/heure. 113 mille passagers devraient utiliser ce service, soit cinq fois plus que le nombre actuel des usagers du pt’it train (source BAD).

Yvan Asselin

À cinq mois de l’Africa Web Festival la gestion des marchés publics de la Côte d’Ivoire fait un pas de géant


Le gouvernement ivoirien vient d’engager le processus de dématérialisation des marchés publics. Ce que cela signifie ? Réduction du coût et des délais pour les entreprises qui soumissionnent pour des contrats publics.

La réalisation de cette opération a été confiée à des PME ivoiriennes. Tout de suite, le passage à la gestion électronique se fera au sein de la fonction publique et dans une deuxième étape prévue pour janvier 2019 les acteurs privés seront concernés.

Autrement dit, toutes les entreprises qui feront affaire avec le gouvernement utiliseront le module «E-marchés publics»  (processus pour faire une requête ou soumission), le module «E-learning» (apprendre comment utiliser ces nouvelles procédures), et le module « Décisionnel » qui générera des tableaux comparatifs et fera les rapports sur les contrats accordés.

Tenez-vous bien, ce qui prend actuellement jusqu’à 130 jours (en 2013 ..on parlait de 320 jours) en démarches administratives de toutes sortes imposées au secteur privé se fera en 88 jours.

À suivre attentivement. Source : La Tribune

Mariam Sy Diawara

 

 

 

 

Beaucoup de chemin à faire de part et d’autre


En lisant le document intitulé Le point sur le Commerce et l’Investissement international du Canada 2017, on réalise tout le chemin qui reste à faire pour que notre pays le Canada et l’ensemble des pays d’Afrique atteignent un niveau adéquat de rapports commerciaux, tant au plan de l’exportation que de l’importation.

C’est comme si on n’avait pas conscience ici de ce qui s’annonce dans dix ans sur le grand continent africain et que les problèmes de gouvernance stoppaient nos stratégies de développement.

Or, l’Afrique sera plus peuplée, plus instruite, plus transparente et intègre dans sa gouvernance et nous, les canadiens, on pourrait rester encore loin derrière la parade des pays émergents qui ont déjà évalué la part de risque et investi leurs capitaux sur la terre promise.

Bravo pour l’appui humanitaire renforcée depuis peu puisqu’il s’agit du fondamental, mais à la Maison de l’Afrique de Montréal on continuera de multiplier les efforts pour construire des liens solides et productifs  entre les jeunes entrepreneurs africains et canadiens,  comme on souhaite le faire encore davantage pour les artistes et les créateurs.

Yvan Asselin

 

Le chocolat québécois


Tout le monde le sait,  il n’y  a pas de cacao au Québec. Par contre, saviez-vous que…

Le Québec représente 60% des exportations canadiennes de chocolat. Barry Callebaut et Belcolade en sont les grands fournisseurs. Et ce  fameux 60 % n’est pas rien puisque le Canada est au huitième rang mondial des exportateurs de chocolat.

Le monde à l’envers, me direz-vous. Selon le ministère fédéral du Commerce international, ses exportations de chocolat et autres produits dérivés du cacao ont atteint, l’an dernier, 2 milliards de dollars canadiens (environ 1,5 milliard de dollars américains) En 2015, grâce à des ventes à l’étranger de 1,4 milliard de dollars américains – soit 5,3 % des exportations mondiales  –, le pays se classait au 8e rang mondial, indique le CCI.

Yvan Asselin

La tsé-tsé n’a pas tué tous les chevaux


(Tiré du site Au cœur des chevaux)

Au Sénégal la race chevaline Fouta est très appréciée pour l’attelage, la monte et le travail. Son nom vient de la vallée du fleuve Fouta Toro au Sénégal. C’est un dérivé de la race Barbe et souvent selon le site on les nomme les Barbes du Sénégal. Ce ne sont pas de très gros chevaux. En fait on parle d’un poney qui mesure jusqu’à 1 mètre 50.

Mais il ne faut pas se fier à sa taille. L’animal est robuste. Il est principalement utilisé pour l’attelage, la monte et le travail.

Et en plus, ce très beau cheval fait l’envie des Chefs, des nobles et est utilisé pour la course

Mariam Sy Diawara

Un Au Revoir plutôt qu’un Adieu


Dans une thèse doctorale déposée à l’Université de Montréal en 2014 par Fidèle Mouafa sur les trajectoires des africains subsahariens qui ont bien réussi leur intégration professionnelle au Québec, on trouve le témoignage d’une femme camerounaise, une observation que je partage puisque j’ai observé le même phénomène surtout parmi les générations montantes.

Julie, femme, 40 ans, courtier immobilier, originaire du Cameroun, admire le système de travail québécois, qu’elle trouve positif, car il permet aux travailleurs de changer d’emploi et de structures en fonction de leurs intérêts. À ce sujet, voici ses déclarations : J’ai eu l’occasion de voir que certains de mes collègues contrairement à l’habitude que je voyais en France où l’on gardait un emploi jusqu’à la mort; je voyais mes collègues québécois qui disaient qu’ils allaient « faire un repas d’adieu »; je pensais que c’est parce qu’on les avait virés. Mais pour eux, c’était une grande joie parce qu’ils s’en allaient passer des entrevues d’embauche ailleurs (…) …parce qu’ils s’en allaient ailleurs; on fêtait le fait qu’ils pouvaient progresser plus rapidement en terme salarial et de compétence. Donc, moi c’était pareil aussi, et par rapport à cela, j’ai eu l’occasion de changer différentes compagnies et effectivement, je me basais sur mon ancienneté, puisque je n’étais plus nouvelle sur le marché. Julie, Cameroun

Le Québec là-dessus est vraiment différent.

Mariam Sy Diawara

Référence sur Internet : Trajectoires socioprofessionnelles des immigrants africains subsahariens de Montréal accédant à des fonctions socioéconomiques valorisées

Affaire à suivre au Burkina Faso


Voici,  plus bas,  le genre de paragraphe publié sur le site Faso.net auquel il faudra prêter attention.  À priori, cela peut tenir de la langue de bois, autrement dit du discours politique codé.  Il y a sans doute derrière des intentions bienveillantes…mais les communautés burkinabé touchées par les exploitations minières canadiennes devraient se les faire expliquer et par là suivre suivre leurs applications..

Voici le fameux paragraphe…il fait suite à la rencontre au Canada des autorités burkinabé avec les leaders du parlement et du sénat canadiens (début juin 2017)

Dans le domaine des mines, le Canada a décidé que désormais toutes les règles de droit et de justice sociale qui s’appliquent aux entreprises minières évoluant au Canada seront appliquées à celles travaillant au Burkina notamment dans le domaine du financement de projets pour les localités qui abritent les mines et dans celui de la restauration de l’environnement.

…….

Yvan Asselin

Le monde est petit…..


On le répète chaque fois qu’on réalise par des hasards que la planète, malgré ses sept milliards d’habitants, reste quand même tout petite, et que c’est pour cela justement qu’il faut en prendre bien soin, afin qu’elle puisse permettre aux humains comme aux animaux de vivre décemment.

Mais je m’éloigne.  Ce dont je veux parler, ce n’est pas de la rencontre inopinée d’un ami à l’autre bout du monde, mais un article que j’ai lu dans Aujourd’hui le Maroc.  Voici le paragraphe qui m’a frappé :

Pour qu’il pleuve récemment au Maroc, des nuages ont été stimulés. C’est ce qu’a déclaré à ALM Lhoussaine Youabd, responsable de communication de la direction de la météorologie nationale.

Alors m’est revenue en mémoire toute l’affaire des machines à pluie au Québec, dans les années cinquante et soixante, qui a fait l’objet de débats des années durant (légende ou réalité), jusqu’à ce que le gouvernement finisse par admettre qu’on utilisait de l’iodure d’argent pour faire éclater les gros nuages froids.  Un documentaire signé Claude Bérubé produit par l’ONF jette un éclairage intéressant sur ce phénomène.

Parce que …nous sommes en 2017…au Maroc, cela se fait  en toute transparence dans plusieurs régions du pays…

Il pleut il pleut bergère…rentre tes blancs moutons….

Yvan Asselin

Les transactions bancaires mobiles : des pas de géants en Afrique


80 pour cent des kényans utiliseraient leur téléphone intelligent pour payer leurs factures, envoyer de l’argent à leurs proches ou payer un taxi.  C’est ce que révèle un article signé par Stéfan-Eloise Gras publié dans le Monde – Afrique.

La Banque Mondiale considère qu’il s’agit d’un élément structurant de croissance inclusive.  Les services mobiles ou numériques imaginés en Afrique et pour l’Afrique se multiplient, de Nairobi à Dakar en passant par le Cap, Accra ou Kinshasa.

Le Kenya numérique c’est impressionnant.  Il faut toujours lire attentivement les pourcentages.  C’est 80 pour cent des utilisateurs des téléphones intelligents qui payent ainsi leurs factures et non 80 pour cent du peuple kényan.  Ou ais-je mal compris ?  à suivre…

Yvan Asselin

Sur le compte de la jeunesse…


Macron s’est mis les pieds dans les plats avec une blague que le président des Comores a finalement mis sur le compte de la jeunesse du président français.

Selon la dépêche de l’AFP, voulant faire de l’humour à propos des frêles embarcations comoriennes,  les kwassas-kwassas,  Emmanuel Macron a déclaré qu’elles servaient surtout à amener du Comorien à Mayotte plutôt qu’à pêcher.

Or, rappelons que des milliers de personnes se sont noyés au fil des ans en utilisant ce type d’embarcation pour traverser à Mayotte.

Yvan Asselin