Banques africaines : le tournant de la digitalisation


Jusqu’à présent, l’expansion du secteur bancaire dans les pays africains passait uniquement par des ouvertures d’agences. « Une tendance que l’on pouvait encore constater au Maroc, avec une moyenne de 50 à 60 nouvelles succursales par an, voire jusqu’à une centaine ces dernières années », rapporte Pierre-Antoine Balu, responsable des services financiers pour l’Afrique francophone au sein du cabinet d’audit et de conseil PwC.

Gage de sérieux et de sécurité, ces banques de détail conçues sur le modèle associant front-office (guichet) et back-office, avec pour fonction principale de gérer du cash, se sont montrées réticentes à l’innovation. Notamment en raison des obligations auxquelles elles sont astreintes en matière de gouvernance et de gestion des risques. « Il leur a fallu par exemple dix ans pour se convertir à la carte à puce », rappelle Yves Eonnet, un ancien du leader de la sécurité numérique Gemalto qui a fondé la plateforme TagPay.

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Comment résister à Netflix


L’arrivée sur le continent du géant américain de la vidéo à la demande est un défi pour les acteurs locaux. Mais il a un point faible : son manque de contenus spécifiquement africains.

Le 6 janvier 2016, Netflix a pris tous les observateurs de court. Cofondateur et directeur général du géant américain de la vidéo à la demande (VOD), Reed Hastings a annoncé le lancement d’offres accessibles dans 130 pays, incluant notamment l’Afrique. « Nous sommes aujourd’hui présents dans plus de 70 millions de foyers, les gens regardent Netflix via pratiquement n’importe quel appareil connecté à internet, les programmes imposés [par la télévision] ont laissé la place aux choix personnels. Nous sommes dans un monde régi par le principe de la demande, et il n’y aucune possibilité de revenir en arrière », a-t-il lancé aux journalistes.

Partout dans le monde, la VOD, qui permet de regarder ce qu’on veut, quand on veut et autant qu’on le veut, devient de plus en plus populaire. Et l’Afrique n’est pas en reste. Le cabinet Balancing Act y dénombre actuellement 140 plateformes actives, mais seulement une vingtaine d’entre elles laisseraient entrevoir un véritable modèle économique. « La première n’est autre que YouTube. Une sélection de quarante chaînes africaines hébergées par la filiale de Google totalise à ce jour plus de 2 milliards de vues », précise Sylvain Belètre, spécialiste de la veille média au sein de Balancing Act.

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Ouverture de l’Africa CEO forum à Kigali


Cette année, le forum innove en proposant des «Investment Dealrooms», qui sont une plateforme de mise en relation des entreprises prometteuses à la recherche de capitaux, de croissance et d’investisseurs.

La 7e édition de l’Africa CEO Forum, qui s’est imposé ses dernières années comme le plus grand rendez-vous international des décideurs et financiers du secteur privé africain, s’est ouverte hier matin au Centre des conventions de Kigali, la capitale rwandaise, en présence de quatre chefs d’Etats africains et d’importantes délégations de plusieurs pays venues défendre leurs visions économiques, exposer leur stratégie de développement et, surtout, attirer un maximum d’investisseurs.

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Le Sénégal bientôt dans le club des pays producteurs d’hydrocarbures


Les gisements de pétrole découverts au large de Dakar devraient produire leurs premiers barils commercialisables à partir de 2021. Une manne sur laquelle compte le gouvernement pour booster l’économie du pays.

Le Sénégal n’est, pour l’instant, pas un grand producteur d’hydrocarbures. Le seul site du pays où l’on produit du gaz se trouve à Gadiaga, près de Dakar. L’exploitation de ce gisement de gaz découvert en 1997 a commencé en 2002. Mais, avec une capacité de 34 000 m³ par jour, la production est très en deçà des besoins en hydrocarbures du pays. Résultat : une grande partie du gaz est importée, pour une facture qui représente 10% du PIB du pays.

Mais la page de la dépendance du Sénégal aux hydrocarbures importés devrait bientôt être tournée. Dans quelques années, le Sénégal pourrait en effet être l’un des plus grands producteurs de pétrole au monde.

Les réserves de pétrole découvertes ces trois dernières années sont estimées à 3 milliards de barils, répartis sur une dizaine de sites sur la terre ferme et en  off-shore.

Voir l’article de Jeune Afrique :

le-senegal-bientot-dans-le-club-des-pays-producteurs-dhydrocarbures

Numérique : un continent créateur de contenus


Alors que les infrastructures de communication attirent de nombreux investisseurs, l’émergence de plateformes digitales locales apparaît comme un levier de croissance.

Si la digitalisation du continent est en route, portée par d’importants investissements dans les infrastructures, États et opérateurs ne doivent pas négliger un autre chantier tout aussi stratégique : l’émergence d’un écosystème numérique africain. « Pour un opérateur de télécoms, tout ce qui contribue au renforcement des usages sur internet permet d’augmenter les volumes de données consommées et donc ses recettes », faisait remarquer Bruno Mettling, président d’Orange Afrique et Moyen-Orient, à Jeune Afrique en mai 2018.

Voir l’article de jeune Afrique :

numerique-un-continent-createur-de-contenus

Intégration africaine, de la parole aux actes


Il y a un an, 49 États africains créaient une zone de libre-échange. Mais les nombreuses barrières réglementaires et logistiques freinent l’unification économique du continent.

Kwame Nkrumah, le père du panafricanisme, l’a écrit dans son livre L’Afrique doit s’unir (1963) : « L’unification totale de l’économie africaine à l’échelle continentale est le seul moyen qu’aient les États africains d’atteindre un niveau qui ressemble à celui des pays industrialisés. »

Le président nigérien, Mahamadou Issoufou, chargé par ses pairs de les aider à concrétiser ce rêve qui hante l’Union africaine (UA) depuis 1991, donne la mesure du défi à relever : « Ces 84 000 km de frontières entre nos 55 pays sont 84 000 km d’obstacles à nos échanges entre nous. »

Voir l’article source de Jeune Afrique :

integration-africaine-de-la-parole-aux-actes

Les fortunes diverses de l’agro-industrie africaine


Pendant que la concurrence s’intensifie chez les minotiers africains, pesant sur la rentabilité du secteur, Les Brasseries du Cameroun se débattent entre crise anglophone et augmentation des taxes. En Côte d’Ivoire, en revanche, l’avenir sourit au cotonnier CIDT, sorti d’une longue période de turbulences.

Voir le dossier consacré par Jeune Afrique à ce sujet :

les-fortunes-diverses-de-lagro-industrie-africaine

 

Invitation à une activité dans le cadre d’actions contre le racisme


Dans le cadre de la 20e semaine d’actions contre le racisme, du 21 au 31 mars, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse organise une activité à laquelle il me fait plaisir de vous inviter.

 Racisme en emploi, en logement et dans l’espace public : Hier, aujourd’hui…et demain ?  
Table ronde suivie d’une activité-forum 

Le 25 mars, de 13h à 16h, au Centre St-Pierre, 1212 rue Panet, Montréal, salle 206 

Avec la participation confirmée de :

·         Leah Woolner, représentante de PINAY, Travailleurs migrants : Le cas particulier des aides domestiques Philippines. 

·         Zahia El-Masri, représentante du regroupement des organismes du Montréal ethnique pour le logement (ROMEL), Trouver refuge au Québec, ça implique se loger

·         Walther Guillaume et Rhita Harim, co-chercheurs sur le profilage racial dans les pratiques policières auprès des jeunes, recherche menée par #MTLsansprofilage  Citoyens sous surveillance : le profilage racial. 

Ces prises de parole seront suivies d’une activité-forum lors de laquelle les personnes participantes seront conviées à témoigner à leur tour des situations discriminatoires vécues en matière d’emploi, de logement et dans l’espace public, afin d’alimenter la réflexion collective sur les actions à poser pour mettre fin au racisme. 

Tous les détails se trouvent sur le site de la CDPDJ, à l’adresse suivante.

http://www.cdpdj.qc.ca/fr/formation/Pages/SACR-2019.aspx

CAMP D’ÉTÉ Gratuit pour familles avec ADOS – Montréal à notre image 2019 !


Montréal à notre image est de retour et les inscriptions sont en cours ! Seulement 40 places disponibles !!

C’EST QUOI ?

– un camp d’été GRATUIT du 8 au 19 juillet pour les 12-17 ans. Regardez le petit vidéo du camp 2018;

– une immersion dans diverses communautés interculturelles sur toute l’île de Montréal;

– des jeunes engagés à la découverte du vivre-ensemble !

Séance d’information et d’inscription le 28 février de 6@8

à destination des parents, des jeunes et les intervenants jeunesse

au 1350 rue Sherbrooke Est

RSVP : cloe.daguet@iciela.org

Soirée portes ouvertes à la MMAQ


 

PORTES OUVERTES

MERCREDI 30 JANVIER DE 18H À 21H

Tu désires t’initier aux métiers d’art? Tu rêves d’une carrière artistique? Tu songes à un retour aux études ou tu cherches une formation post-secondaire?

La Maison des métiers d’art de Québec, située dans le quartier Saint-Roch à Québec, est une école-atelier spécialisée en métiers d’art. Notre institution offre des formations en sculpture, construction textile et céramique, au niveau collégial (en partenariat avec le Cégep Limoilou) mais aussi pour le grand public.

Lors des portes ouvertes, notre équipe passionnée vous fera visiter nos installations et répondra à vos questions sur le Diplôme d’études collégiales – Techniques de métiers d’art ainsi que sur nos Ateliers grand public. Les portes ouvertes sont aussi l’occasion de voir nos étudiants travailler dans les ateliers et de rencontrer des professeurs. Vous pourrez discuter avec eux des débouchés en métiers d’art, des services offerts à la MMAQ, du processus d’inscription…

En savoir plus sur le DEC Techniques de métiers d’art 

En savoir plus sur les Ateliers grand public 

Maison des métiers d’art de Québec
367 boul. Charest est, Québec
Mercredi 30 janvier de 18h à 21h
Bienvenue à tous! 

La Maison des métiers d’art de Québec est un centre de formation, de création et de recherche voué au développement des pratiques contemporaines en métiers d’art. Elle offre un milieu de vie et de travail unique en son genre : vingt-cinq ateliers de céramique, de sculpture et de textile répartis sur sept étages, en plein cœur de la ville de Québec. Elle propose des ateliers pour le grand public, des camps d’été, des conférences, des classes de maîtres, des résidences d’artistes ainsi qu’une formation collégiale de haut niveau (avec le Cégep Limoilou) et un programme de soutien à la relève.

Ce qu’il faut retenir du rapport commandé par Macron sur la restitution du patrimoine africain


Révélé par la presse trois jours avant sa publication officielle, le rapport sur la restitution du patrimoine culturel africain, dirigé par Bénédicte Savoy et Felwine Sarr, détaille très concrètement la méthode, le planning et les œuvres concernées par la restitution. Décryptage.

Voir l’article source :

rapport-macron-sur-la-restitution-du-patrimoine-africain

MOIS DE L’HISTOIRE DES NOIRS 2019


FAITES PARTIE DE LA PROGRAMMATION OFFICIELLE

DU MOIS DE L’HISTOIRE DES NOIRS 2019

Remplissez le formulaire dès maintenant !

Vous organisez une activité durant le  Mois de l’Histoire des Noirs ? Soumettez-là en remplissant notre formulaire en ligne. Qui sait, elle fera peut-être partie de nos activités coup de cœur !

CLIQUEZ POUR SOUMETTRE VOTRE ACTIVITÉ

http://submitevent.montrealblackhistorymonth.com/login

Date limite 11 janvier 2019

Les biens culturels pillés en Afrique seront restitués


85 à 90% du patrimoine africain serait aujourd’hui hors de son continent d’origine

Walid Mebarek

El Watan, 27 novembre 2018 à 10 h 27 min

Un rapport a été remis vendredi dernier aux autorités publiques françaises sur la restitution des biens culturels africains, rédigé par Felwine Sarr et Bénédicte Savoy. L’historienne Bénédicte Savoy occupe au Collège de France, à Paris, la chaire internationale d’Histoire culturelle du patrimoine artistique en Europe (XVIII-XXe siècles). Felwine Sarr est économiste et enseigne à l’université Saint-Louis, au Sénégal.

Dans un entretien au journal Libération, les deux universitaires expliquent : «La plupart des spécialistes considèrent que 85 à 90% du patrimoine artistique africain se trouve hors du continent. C’est une anomalie à l’échelle du monde. Aucun autre continent ne connaît cette situation. Il y a des œuvres à voir partout en Australie, en Amérique latine, en Egypte, en Grèce…

En Afrique, on ne peut presque rien voir. Cette exception justifie un rééquilibrage de la géographie africaine dans le monde. Il ne s’agit pas de punir les uns et de tout rendre aux autres. Mais la jeunesse africaine a droit à son patrimoine. Les Africains n’ont même pas accès à la créativité de leurs ancêtres. La reconnexion à cette histoire culturelle est aussi un élan vers l’avenir.

Le patrimoine africain a nourri toute une avant-garde artistique européenne, Picasso, mais aussi les surréalistes, sans parler de tous les jeunes artistes ou designers européens qui, aujourd’hui, peuvent se nourrir au musée des œuvres d’ici et d’ailleurs.»

D’après Bénédicte Savoy et Felwine Sarr, 90 000 objets provenant d’Afrique subsaharienne se trouveraient actuellement dans les collections publiques françaises, dont 70 000 au musée du Quai Branly, à Paris. Les 20 000 autres sont réparties dans d’autres musées (Cherbourg, Le Havre, La Rochelle, Bordeaux, Nantes et Marseille).

Selon la radio RFI, qui a eu entre les mains le rapport, «ces restitutions pourraient concerner quatre types d’objets. Ceux saisis dans le cadre d’agressions militaires, à condition que leur acquisition soit antérieure à l’adoption en 1899 des premières conventions de La Haye codifiant les lois de la guerre, les objets réquisitionnés durant la période coloniale (1885-1960) par des militaires, des administrateurs ou leurs descendants, les objets pris ou achetés de force lors des grandes expéditions scientifiques françaises en Afrique au XXe siècle et les objets acquis illégalement après les indépendances, notamment par le biais de trafics. La majorité des objets africains se trouvant actuellement dans les collections publiques françaises ont été acquis durant la période coloniale».

Le rapport mentionne aussi des objets provenant de pays n’ayant pas été colonisés par la France : le Ghana, le Nigeria ou encore l’Ethiopie.

RFI rappelle que «le chef de l’Etat français avait annoncé, le 28 novembre 2017, à Ouagadougou, la mise en œuvre dans un délai de cinq ans de restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain, reconnaissant l’anomalie que constitue sa quasi-absence en Afrique subsaharienne. Selon les experts, 85 à 90% du patrimoine africain serait hors du continent».

Une réappropriation symbolique est cruciale

Pour les conservateurs de ces musées, la question est de savoir si on ne va pas à leur tour les dépouiller de ces œuvres rares… Mais les auteurs du rapport sont conscients des enjeux : «Il ne s’agit pas de vider les musées français, donc il restera toujours de nombreuses œuvres pour témoigner ici de cette histoire de captation patrimoniale.

Mais il faut aussi un réel travail sur les départs et les retours. Il faut que l’histoire de la constitution de ces collections apparaisse dans les musées en même temps que les œuvres».

Dans l’entretien à Libération, ils replacent cette quête de la restitution dans son contexte : «Dans certains pays, la mémoire des pertes est encore vive, car elle est liée à la fin d’un empire, ou à des actions militaires violentes (…) Il y a une amnésie sur ces questions. De pays en pays, la mémoire de la perte est très variable. Que signifie le retour d’objets qu’on n’a jamais vus ? Une réappropriation symbolique est cruciale. Nous avons aussi réfléchi à la question de la compensabilité de la perte.

Toujours en partant des objets. Certains d’entre eux sont en effet plus que des objets, ce sont des sujets agissants, détenteurs d’énergies, de croyances… Cette valeur sacrée est souvent définitivement perdue, irrécupérable.

C’est une perte incompensable, incommensurable. Nous pensons donc à la réparation symbolique, pas forcément quantifiable en termes financiers, mais qui permette d’instaurer de nouvelles relations entre Afrique et Europe, plus équitables, plus respectueuses.»

Déjà, le président Macron a décidé de restituer 26 œuvres réclamées par le Bénin.

Voir l’article source :

les-biens-culturels-pilles-en-afrique-seront-restitues

 

Traductrices-interprètes demandées


Des traductrices interprètes pour différentes langues (voir lesquelles plus bas) sont recherchées pour des capsules-vidéo.

Le tarif horaire est de 30$/h et la date limite pour postuler est le 30 novembre.

Les personnes intéressées devront répondre par courriel à l’adresse: dianepp@videotron.ca

Yasmina Chouakri
Chargée de projet
Responsable du dossier
Partenariat entre les secteurs Immigration et Violence faite aux femmes

514-272 6060, Poste 213

VOICI LES 10 LANGUES:

1) Anglais

2) Espagnol latino

3) Arabe du moyen-orient (libanais – syrien – égyptien)

4) Arabe du maghreb

5) Mandarin

6) Ourdou

7) Vietnamien

8) Persan

9) Swahili

10) Bengali

Il est à noter que le comité a décidé d’ajouter aussi le langage des signes québécois (LSQ).

Objectif :

Produire des capsules vidéos (8) dans 10 langues différentes. Ces vidéos s’adresseront aux femmes immigrantes qui arrivent en maison d’hébergement et qui ne parlent que leur langue d’origine ou difficilement l’anglais ou le français. Les capsules ont pour thème la sécurité, le fonctionnement d’une maison d’hébergement, le statut d’immigration, les droits au revenu, les lois sur la famille, etc…

Traduire le contenu des capsules (élaborées d’abord en français) et les interpréter dans ces langues sur vidéo. afin que le texte soit bien traduit dans l’esprit de la culture correspondante ainsi que dans celle des maisons d’hébergement.

Description des tâches

RECHERCHONS DES TRADUCTRICES-INTERPRÈTES (1ère)

Sous la direction de la chargée de projet du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, la  première traductrice – interprète aura comme mandat:

1) adapter les textes à la culture correspondant à la langue ;

2) traduire tous les textes écrits (déjà en français) de chaque capsule (8) dans un langage parlé ;

3) les faire valider par une autre femme qui connaît bien la même langue (créant ainsi une paire);

4) interpréter le texte devant la caméra ;

5) transcrire le verbatim de l’enregistrement et le traduire ensuite en français pour aider au montage – exception faite pour la traductrice de l’anglais;

6) vérifier le résultat final du montage de chaque capsule.

Ces tâches seront effectuées entre la fin janvier et fin juin 2019 et requièrent un maximum de 35 heures non continues. Ces heures de travail seront rémunérées à 30$/hre.

RECHERCHONS DES TRADUCTRICES (2e)

Afin de pouvoir s’assurer de la conformité de la traduction, rien de tel que de pouvoir en discuter avec une autre femme qui parle cette langue. Nous désirons donc constituer des paires de traductrices pour chaque langue. Nous recherchons donc une deuxième traductrice pour chaque langue qui ne provient pas obligatoirement des maisons d’hébergement et qui aura les tâches suivantes, toujours sous la direction de la chargée de projet:

1) Relire les textes des capsules, en discuter avec la traductrice-interprète et les valider;

Ces tâches seront effectuées entre février et mai 2019 et requièrent un maximum de 8 heures. Ces heures de travail seront rémunérées à 30$/hre.

IL EST À NOTER QUE NOUS RECHERCHONS D’ABORD DES TRADUCTRICES-INTERPRÈTES 1ère.

Prix Hommage bénévolat-Québec 2019


Hommage aux bénévoles!
Comme nombre d’autres événements culturels, les Journées de la culture ne pourraient exister depuis 22 ans sans l’implication de personnes extraordinaires qui acceptent, par passion et conviction, de faire don de leur temps, de leur énergie et de leurs compétences.

Parce que nous croyons qu’un tel dévouement mérite d’être souligné et partagé avec le plus grand nombre, nous profitons du lancement du Prix Hommage bénévolat-Québec 2019 pour vous inviter à soumettre la candidature d’un individu ou d’un organisme qui s’illustre sur le plan de l’engagement bénévole.

Accédez au site du Prix

Catégories

En tout, 40 prix seront remis, à travers le Québec, dans trois catégories distinctes.

Jeune Bénévole – Prix Claude-Masson

Rend hommage à des personnes âgées de 14 à 35 ans qui se montrent déjà très actives bénévolement au sein de leur collectivité. Remise d’un prix par région.

Un prix distinctif est également remis dans cette catégorie pour souligner l’engagement d’une ou d’un jeune bénévole dans le secteur de la communication.

Bénévole

Récompense des personnes de 36 ans ou plus qui, par leur engagement social dans leur milieu, ont particulièrement contribué à l’amélioration de la qualité de vie de leurs concitoyennes et concitoyens. Remise d’un prix par région.

Organisme

Vise à reconnaître les organismes sans but lucratif ayant adopté de bonnes pratiques afin d’encadrer et de soutenir les bénévoles. Remise de cinq prix à travers le Québec.

Soumettre une candidature

Reconnaissance

Toutes les personnes honorées recevront leur prix au cours d’une cérémonie qui se déroulera à l’Assemblée nationale au printemps 2019. Elles recevront en guise de reconnaissance une magnifique sculpture, intitulée Tara, de même qu’un certificat d’honneur calligraphié et signé par le premier ministre et la ou le ministre responsable du Secrétariat à l’action communautaire autonome et aux initiatives sociales.

Date limite pour déposer une candidature : le mercredi 5 décembre 2018.

25 ans à soigner des blessures invisibles


25 ans à soigner des blessures invisibles

Lisa-Marie Gervais

Le Devoir, 14 novembre 2018

Après 25 ans à aider les immigrants traumatisés, le Réseau d’intervention auprès des personnes ayant subi la violence organisée (RIVO-résilience) demande à son tour un peu d’aide du public pour pouvoir continuer à fournir des services essentiels : soigner les blessures invisibles.

« L’autre jour, j’étais dans la rue, ici, et j’ai entendu comme un bruit sourd près du métro. Pour moi, c’était évident, une bombe venait d’exploser. Je m’attendais à voir l’armée, des gens évacués et les secours arriver. C’était tellement irrationnel. »

Pour Sara (nom fictif), une Syrienne d’origine qui est venue au Québec comme réfugiée il y a quelques années, il ne suffit parfois que d’un bruit pour réveiller ses traumatismes liés à la guerre qu’elle a fuie. Ce bruit des balles et des bombes auquel elle s’est finalement habituée, comme s’il lui a fallu banaliser l’horreur pour pouvoir survivre.

Après que l’école où elle travaillait eut été bombardée, elle passait ses journées dans des cafés à parler avec des amis et à fumer la chicha, hors de sa maison sans électricité ni chauffage. Sa mère lui disait de rentrer tôt pour sa sécurité, mais cela n’aurait pas empêché les bombes de tomber. « Tu t’endors chaque soir et quand tu te réveilles le jour d’après, tu te dis : “Bon, je suis encore en vie.” »

Cette peur refoulée a finalement pris la forme d’une fuite en avant alors qu’elle était convaincue qu’elle allait pouvoir laisser tous ses cauchemars derrière elle en demandant l’asile au Canada grâce à un parrainage de membres de sa famille. À son arrivée, elle s’est rapidement impliquée dans un projet pour aider ses compatriotes syriens à s’installer.

« Je ne pouvais soudainement plus continuer à être une réfugiée. J’étais devenue la personne qui devait les aider », raconte la jeune femme dans un français impeccable. Une échappatoire temporaire. Car tout finit toujours par nous rattraper, a-t-elle vite constaté.

Une thérapie salvatrice

« J’ai été comme déchirée en deux. Il y avait la [Sara] qui vit et celle qui survit. Et le seul moment où je pouvais me permettre d’être celle qui survit, c’était pendant ma thérapie. »

Sa thérapie ? Elle l’a suivie auprès de l’un des quarante psychothérapeutes du RIVO-résilience. La santé mentale n’était pas un tabou pour elle, contrairement à plusieurs immigrants et réfugiés. « Je me suis dit, si je peux me permettre de prendre soin de moi, ne serait-ce qu’une heure par semaine, pourquoi pas ? »

Si Sara confie être venue trouver un espace pour reconnecter avec elle-même, d’autres font appel aux services du RIVO parce qu’ils ne sont tout simplement plus capables de fonctionner.

« J’ai déjà reçu une femme avant son audience pour sa demande d’asile. En me déballant toute son histoire, elle s’est retrouvée étendue par terre en me répétant qu’elle n’était pas une bonne personne, que sa famille l’avait reniée. Ça m’a pris une heure pour la faire asseoir, puis lever debout », raconte Véronique Harvey, détentrice d’une maîtrise en travail social clinique et intervenante au RIVO depuis dix ans.

S’il est difficile de convaincre une personne en détresse, au statut précaire et venant d’une autre culture de recevoir de l’aide psychologique, les demandes de psychothérapies sont néanmoins à la hausse au RIVO, étant passées d’environ 260 l’an dernier à près de 500 cette année. En 2010, jusqu’à 700 personnes avaient demandé de l’aide.

À qui ça s’adresse ?

Parmi ces personnes en détresse, on trouve un peu plus de femmes (60 %) que d’hommes (40 %) — peu d’enfants et de personnes âgées — dont la plupart viennent ces jours-ci du Moyen-Orient et de l’Afrique. Elles ont le plus souvent vécu un choc post-traumatique découlant d’épisodes de violence organisée liés notamment à un emprisonnement, une guerre, de la torture, des abus physiques et sexuels, des mariages forcés ou encore des persécutions basées sur l’orientation sexuelle.

La plupart sont des demandeurs d’asile, dont certains se sont fait refuser leur résidence permanente « et ont pour plan B le suicide », observe Mme Harvey.

« Ils sont épuisés, ne dorment plus, ont des attaques de panique et le plan de sauter du haut du 20e étage ou de se lancer devant la rame de métro. Ils finissent par nous donner une chance et viennent nous voir parce qu’ils n’ont plus le choix », explique-t-elle. « Il y a souvent quelque chose de spécial qui se passe dans la première rencontre. Un lien de confiance qui s’installe, un contact humain. »

Financement précaire

L’un des seuls à offrir cette aide psychologique, le RIVO est un organisme communautaire non institutionnel, et c’est très bien ainsi, parce qu’il effraie moins et qu’il est plus « adaptable », croit Véronique Harvey.

Toutefois, ne pouvant plus bénéficier du Fonds spécial des victimes de torture des Nations unies, il survit grâce à des sommes provenant d’un généreux donateur anonyme, de fondations privées et des deux paliers de gouvernement.

Récemment, un financement de Bell cause pour la cause a été accordé pour aider le RIVO à étendre son expertise en région, et un souper-bénéfice le 22 novembre prochain, où Bïa et Alexandre Désilets chanteront Léo Ferré, servira à amasser des fonds. Car, malgré tous les besoins physiques et matériels à combler pour un nouvel arrivant, c’est la santé mentale qui est au cœur de l’intégration.

https://www.canadahelps.org/fr/organismesdebienfaisance/rivo/events/benefit-gala-from-surviving-to-living/

« Ces gens-là sont pleins de résilience et ils sont reconnaissants envers les Canadiens à qui ils veulent redonner. Mais ils ne le pourront pas s’ils n’ont pas tous les outils pour s’en sortir », conclut-elle.

Article source :

https://www.ledevoir.com/societe/541293/25-ans-a-soigner-des-blessures-invisibles

Stephan Reichhold – Directeur général

Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI)

518, Beaubien Est, Montréal (Québec),  H2S 1S5,  Canada

reichhold@tcri.qc.ca

Tél. 514 2726060 poste 1

www.tcri.qc.ca

 

Le Nobel de la paix au médecin Denis Mukwege et à la militante yézidie Nadia Murad


Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi au médecin congolais Denis Mukwege et à la Yazidie Nadia Murad, ex-esclave du groupe État islamique, qui œuvrent à « mettre fin à l’emploi des violences sexuelles en tant qu’arme de guerre ».

L’un gynécologue, l’autre victime, Denis Mukwege (63 ans) et Nadia Murad (25 ans) incarnent une cause planétaire qui dépasse le cadre des seuls conflits, comme en témoigne le raz-de-marée planétaire #MeToo déclenché il y a un an par des révélations de la presse sur le comportement du producteur américain Harvey Weinstein.

« Denis Mukwege et Nadia Murad ont tous les deux risqué personnellement leur vie en luttant courageusement contre les crimes de guerre et en demandant justice pour les victimes », a déclaré la présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen.

« Un monde plus pacifique ne peut advenir que si les femmes, leur sécurité et droits fondamentaux sont reconnus et préservés en temps de guerre », a-t-elle ajouté.

Les Nations unies ont salué une annonce « fantastique » qui « aidera à faire avancer le combat contre les violences sexuelles comme arme de guerre dans les conflits ».

« C’est une cause chère aux Nations unies », a précisé la porte-parole de l’ONU à Genève, Alessandra Vellucci.

L’homme qui répare les femmes

Travailler sans relâche et ne jamais se résigner à l’horreur. Le Dr Denis Mukwege « répare » depuis des années les femmes violées victimes des guerres oubliées dans l’est de la RDC.

À deux mois et demi d’élections cruciales dans ce pays meurtri d’Afrique, les jurés du prix Nobel ont aussi récompensé une voix parmi les plus sévères envers le régime du président Joseph Kabila, davantage entendue à l’étranger qu’au pays.

« L’homme cesse d’être homme lorsqu’il ne sait plus donner l’amour et ne sait plus donner l’espoir aux autres », déclarait-il en 2015 au personnel de l’hôpital de Panzi qu’il dirige à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu.

Par son combat pour la dignité des femmes du Kivu, il est aussi de fait le porte-parole des millions de civils menacés par les exactions des groupes armés ou des grands délinquants du Kivu, région riche en coltan.

Lui-même dans le viseur, il échappe de peu un soir d’octobre 2012 à une tentative d’attentat. Après un court exil en Europe, il rentre en janvier 2013 à Bukavu.

Entre deux voyages à l’étranger, comme cette année en Irak pour lutter contre la stigmatisation des femmes violées yézidies, le docteur Mukwege vit sous la protection permanente de soldats de la Mission des Nations unies au Congo (MONUSCO).

« C’est un homme droit, juste et intègre, mais intraitable avec la médiocrité » qui veut faire de Panzi un pôle de référence « aux normes internationalement reconnues », dit de lui le Dr Levi Luhiriri, médecin de l’hôpital. Sa fondation est largement soutenue par l’Union européenne.

Déjà récompensé en Europe, aux États-Unis et en Asie pour son action, ce colosse débordant d’énergie à la voix grave et douce a lancé en 2014 un mouvement féministe masculin, V-Men Congo.

Il prête son image à une campagne mondiale incitant les grandes multinationales à contrôler leurs chaînes d’approvisionnement pour s’assurer qu’elles n’achètent pas des « minerais du sang », qui contribuent à alimenter la violence dans l’est du Congo.

De l’esclavage au Nobel

À 25 ans, Nadia Murad a survécu aux pires heures traversées par son peuple, les yézidis d’Irak, jusqu’à en devenir une porte-parole respectée et à décrocher le Nobel de la paix.

Cette jeune fille au visage fin et pâle encadré par de longs cheveux bruns aurait pu couler des jours tranquilles dans son village de Kosho, près du bastion yézidi de Sinjar, une zone montagneuse coincée aux confins de l’Irak et de la Syrie.

Mais la percée fulgurante des jihadistes du groupe armé État islamique (EI), en 2014, en a décidé autrement.

Un jour d’août, sur des pick-up surmontés de leur drapeau noir, ils ont fait irruption, tué des hommes, transformé en enfants-soldats les plus jeunes et condamné des milliers de femmes aux travaux forcés et à l’esclavagisme sexuel.

Aujourd’hui encore, Nadia Murad – comme son amie Lamia Haji Bachar, avec laquelle elle obtenait en 2016 le prix Sakharov du Parlement européen – n’a de cesse de répéter que plus de 3000 yézidies sont toujours portées disparues, probablement encore captives.

Les djihadistes ont voulu « prendre notre honneur mais ils ont perdu leur honneur », affirmait aux eurodéputés européens celle qui a été nommée « Ambassadrice de l’ONU pour la dignité des victimes du trafic d’êtres humains ».

C’est depuis l’Allemagne, pays où elle a rejoint sa soeur, que Mme Murad mène « le combat de [son] peuple », selon ses mots : faire reconnaître les persécutions commises en 2014 comme un génocide.

Une semaine de récompenses

L’an dernier, c’était la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN) qui l’avait emporté.

Après le prix de la paix, le seul décerné à Oslo, celui d’économie donnera lundi à Stockholm le clap de fin à la saison Nobel.

La médecine a ouvert le bal des Nobel 2018, lundi, avec le sacre d’un duo de chercheurs nippo-américain, James Allison et Tasuku Honjo, honorés pour leurs travaux sur la capacité du corps à se défendre contre les cancers virulents comme le cancer du poumon et le mélanome.

Le prix de physique est allé mardi au Français Gérard Mourou et à son étudiante canadienne Donna Strickland, ainsi qu’à l’Américain Arthur Ashkin, pour avoir révolutionné la technique des lasers, utilisés notamment aujourd’hui dans l’étude de l’infiniment petit et la chirurgie de l’oeil.

Mercredi, ce sont deux Américains, Frances Arnold et George Smith, et un Britannique, Gregory Winter, qui ont remporté le Nobel de chimie pour avoir modifié les propriétés des enzymes à des fins thérapeutiques et industrielles en s’inspirant des principes de l’évolution et de la sélection naturelle.

Les Nobel, qui consistent en une médaille d’or, un diplôme et un chèque de 9 millions de couronnes suédoises (environ 1,3 million de dollars canadiens), seront formellement remis à Oslo et Stockholm le 10 décembre, date anniversaire de la mort de leur fondateur Alfred Nobel (1833-1896).

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Prix Nobel de la Paix 2018