Le mentor apparaît souvent sans qu’on l’ait cherché


À dix ans,  je m’assoyais près de mon père  devant notre petite maison lorsqu’un voisin, un cousin ou un ami venu de loin s’ouvrait à lui non pas pour trouver du réconfort, mais pour entendre un mot, une phrase ou une idée qui sortait inévitablement de sa bouche, après les avoir écoutés le temps qu’il fallait en buvant son thé.

À celui ou à celle qui traversait une période difficile et qui s’apprêtait à prendre une décision aux conséquences sérieuses, il tendait sa main  et par des périphrases ou des proverbes,  il ramenait tout à l’essentiel, la prise de conscience intérieure des moyens de fabriquer son propre bonheur.

Dans le quartier, mon père était aussi une véritable institution au point où certains lui confiaient leurs petites économies pour éviter de les dépenser à tout vent.  Il ne demandait rien.

De ces gens qui venaient le rencontrer, je retiens l’humilité dans la démarche,  le courage d’admettre que l’on s’est trompé et surtout la volonté ferme de contourner ses faiblesses,  se relever et de continuer à avancer vers une vie meilleure.

Le premier mentor apparaît  souvent sans qu’on le cherche.  J’ai eu la chance d’avoir un homme comme mon père pour me guider. Je lui parlais de tous mes projets même les plus surprenants pour l’époque.

Il m’écoutait et me faisait réaliser l’ampleur des risques. Mais je sentais dans son attitude qu’il me disait:  Vas-y ma fille.

Mariam Sy Diawara

Pas de temps à perdre


Je viens de voir des chiffres assez inquiétants….ou stimulants selon le point de vue.

Dans 20 ans en Afrique,  il y aura 450 millions de personnes supplémentaires sur le marché du travail, mais d’ici là le continent n’arrivera pas à créer 100 millions d’emplois.

C’est un avertissement qui vient du rapport 2017 de la Banque Africaine de Développement,  du Forum Économique Mondial et de la Banque Mondiale.

Selon ces organisations, il faut que les gouvernements fassent tout pour contribuer à l’amélioration de la productivité et accentuent les efforts dans des secteurs à forte intensité de main-d’œuvre :  l’agro-alimentaire, le bâtiment et les microentreprises.

Vraiment,  chaque année à l’Africa Web Festival, je réalise tout le potentiel de nos jeunes producteurs de contenus ou développeurs de logiciels, et je constate l’absence de lien entre eux et les fournisseurs d’emplois.

C’est donc là-dessus qu’on mettra l’accent lors de notre événement de novembre à Abidjan.

Mariam Sy Diawara

C’est où les Comores?


Voilà une question qui m’est souvent posée par des amis québécois sachant que ce pays de la francophonie situé entre le canal du Mozambique et l’Océan indien m’intéresse.   Au Québec, on connaît davantage Madagascar. Alors les Comores sont tout près, un peu plus au nord, face au Mozambique et à la Tanzanie.  Cela dit, on entendra beaucoup parler de l’écrivain comorien Ali Zamir.

Le chaîne LCI en dit : Son premier roman, « Anguille sous roche » (Le Tripode), vient de remporter le prix Senghor. Ali Zamir, auteur comorien de 27 ans, a révolutionné la conventionnelle rentrée littéraire avec ce texte inouï, qui plonge dans les pensées d’une jeune fille en une seule longue phrase de 320 pages.

À suivre dans cette chronique.  Je viens de l’acheter et je vous en reparlerai.

Yvan Asselin

Bientôt en Afrique : un premier Centre de pédiatrie sociale en communauté


Inspiré par l’œuvre du docteur Julien à Montréal qui a créé l’approche unique de la pédiatrie sociale en communauté, le maire de la commune d’Attécoubé à Abidjan, en Côte d’Ivoire, s’est donné comme objectif d’offrir aux citoyens défavorisés d’un quartier de sa ville, l’accès à un premier Centre en 2018.  On suivra le déroulement de ce projet dans cette page.

Yvan Asselin

Fini les kalachnikovs : Vive les machines à coudre!


‘Coudre et recoudre l’avenir’. Tel est le nom d’un projet, modeste à priori, mais éventuellement significatif dans ses impacts directs sur la vie quartier Balabadja 5 de Bangui en République Centrafricaine, un pays engagé sur la route de la paix.

La marraine du projet est Sœur Hortense de la Congrégation des Sœurs de la Providence dont le siège principal est à Montréal.

Cette religieuse d’origine centrafricaine a appris à des jeunes hommes et des jeunes filles de son quartier à faire de la couture, ce qui a conduit à l’aménagement d’un petit atelier grâce à l’implication de l’artiste couturier Eric Blaise Parfait Itanoua.

Aux dernières nouvelles les ventes ont commencé, et d’autres jeunes seraient au stade de la  formation.

Yvan Asselin

 

Ils veulent rester


Plus de deux tiers des étudiants africains de la région sub-saharienne inscrits dans les universités et les collèges du Canada projettent d’y rester.

71%, c’est plus que leurs collègues d’Afrique du Nord (55%) qui ont le même désir. Voilà à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.

Le Canada s’enrichit des compétences africaines mais que dire de toute cette expertise nouvelle perdue pour les pays d’origine?

Bien entendu, la diaspora contribue de son argent au développement de certains pays africains mais cela ne vaut certainement pas l’impact social positif qu’aurait l’arrivée en Afrique de nouvelles générations de leaders.

Tout ça se discute,  comme disait Marie-France Bazzo.

Très bon sujet d’ailleurs à retenir pour de futurs brassages d’idées à la Maison de l’Afrique.

On verra dans la programmation de 2018.

Ils se font plein d’amis

Les données citées plus haut proviennent d’une ONG réputée, le Bureau Canadien de l’éducation internationale, dont le président d’honneur est le Gouverneur Général du Canada, monsieur David Johnston.

On apprend aussi à travers ces statistiques qu’à part les étudiants provenant des États-Unis,  ce sont les africains sub-sahariens qui se font le plus rapidement des amis d’origine canadienne.

Ce facteur joue sans doute sur la volonté exprimée par ces étudiants de passer toute leur vie au Canada.

Et quid des Français?

On a des chiffres récents sans doute en raison des récentes élections. 4,000 Français s’établissent au Québec chaque année sous le régime de la résidence permanente.

S’y ajoutent les étudiants, les détenteurs de permis temporaire ou d’un permis vacances-travail. Dans la Vieille capitale, ils constituent le premier groupe d’immigrants (12,300 inscrits).

On rapporte une augmentation rapide depuis trois ans.  À Montréal, la communauté inscrite au Consulat général s’élève à 68,000 personnes. On note là aussi une forte croissance annuelle (+ 45 %) au cours des dix dernières années. (source : le Consulat Général de France à Québec, données du 6 avril 2017)

Yvan Asselin

Qu’ont en commun?


 

La société Orange, l’Organisation Internationale de la Francophonie, Jumia, ANSUT, Techno Mobile, Cipharm, Export Québec……?

Ils figurent parmi les nombreux commanditaires du prochain Africa Web Festival qui se déroulera pour la quatrième année à Abidjan du 20 au 22 novembre prochain.

Yvan Asselin

Montréal – Siège du nouvel Institut canadien de Financement du Développement


 

Un Institut vient d’être créé pour développer des partenariats publics-privés, visant plus spécifiquement les petites et les moyennes entreprises qui souhaitent investir dans des projets novateurs, là où se trouvent les populations les plus vulnérables, notamment en Afrique.

L’IFD ouvrira ses portes à Montréal d’ici quelques mois et consacrera 300 millions de dollars au cours des 5 prochaines années pour favoriser la réalisation d’initiatives rentables ayant des objectifs de développement durable.

L’Institut favorisera les projets impliquant les femmes et les jeunes entrepreneurs, a tenu à préciser la ministre du Développement international et de la francophonie, madame Marie-Claire Bibeau.

Yvan Asselin

Opération réussie : De Montréal à Abidjan : l’aide parvient aux démunis


La Maison de l’Afrique de Montréal sert parfois de passerelle entre des entrepreneurs et des organismes publics qui souhaitent aider les populations africaines défavorisées. 

Le contact s’est fait par notre intermédiaire entre la direction de la société Formedica de Montréal, la présidence de la compagnie ivoirienne Cipharm et la mairie d’Attécoubé à Abidjan pour acheminer une valeur de 200 mille dollars de produits orthopédiques qui ont été distribués  aux personnes sans ressources avec des besoins les plus pressants. 

Chacun a fait sa part et l’opération a été une réussite.

 Yvan Asselin

Hors-Québec : on mise sur l’Afrique francophone


Le Manitoba compte sur l’immigration africaine pour atténuer la baisse du nombre de francophones de souche.  C’est à tout le moins ce que rapporte Radio-Canada dans un reportage de Michel Saba.  Pourtant, il fait froid au pays de Riel.

Mais, comme en témoigne une étudiante en administration des affaires de l’Université de Saint-Boniface, Suzanne Ngamele Siaga,  on peut s’adapter :

« Même quand il fait moins trente degrés, j’ouvre un peu la vitre parfois quand je dors »

Hum… !

Plus du tiers des étudiants de l’École Technique et Professionnelle de l’Université de Saint-Boniface provient de l’étranger.

Yvan Asselin

Une première chronique


Cher(ère)s ami(e)s de la Maison de l’Afrique et visiteurs de notre site, merci d’être là pour nous accompagner dans notre Mission de faire se découvrir nos deux continents.

Il y a plus de huit ans, il était difficile pour moi d’imaginer la portée de ce rêve devenu réalité en ouvrant notre lieu de rencontres, d’expositions, de conférences, et d’activités de toute nature favorisant les contacts et le partage. Nous avons toujours plein d’ambitions et de rêves.

Après la création du premier web festival francophone en Afrique il y a quatre ans, nous nous apprêtons à lancer la maison d’édition MADM qui ouvrira ses pages aux canadiens et québécois, auteur(e)s de toutes origines qui ont été inspiré(e)s de l’Afrique dans leurs œuvres ou qui veulent partager des expériences vécues marquantes, personnelles et professionnelles, sur le continent de nos origines.

En plus des sélections judicieuses de notre ami Kader, nous vous invitons à lire nos chroniques (Mariam SY DIAWARA et Yvan ASSELIN).

Mariam SY DIAWARA