Saviez-vous que… Dans la neuvième circonscription hors de la France


Avec 107 000 votants, répartis dans seize pays d’Afrique de l’Ouest (de la Libye à la Côte d’Ivoire en passant par le Maroc), cette circonscription est  particulière.

Ajoutez à cela pas moins de 27 candidats, et la situation électorale se transforme soudain en casse-tête pour chaque électeur désireux d’accomplir son devoir de citoyen.

Source –  Journal le Monde

Yvan Asselin

 

Tunisie, Maroc, Mali, Madagascar et RDC : appui de l’OIF à des projets de films


Autre bonne nouvelle pour le cinéma francophone, l’OIF a versé en mai les subventions suivantes pour des projets du Maghreb, d’Afrique subsaharienne et de l’Océan indien.

Projets retenus : 
Un Fils, long-métrage de Mehdi Barsaoui (Tunisie) : 70 000 €
Entre, long-métrage de Nada Mezni Hafaiedh (Tunisie) : 70 000 €
Une affaire urgente, long-métrage de Mohcine Besri (Maroc) : 70 000 €
Garibou, court-métrage animation de Seydou Cissé (Mali) : 10 000 €
Du riz blanc aux dogues noirs, court-métrage de Ludovic Randriamanantsoa (Madagascar) : 5 000 €
Maki’La, long-métrage de Machérie Ekwa (RDC) : 15 000 € (aide à la finition)
Un Fils, long-métrage de Mehdi Barsaoui (Tunisie) : 70 000 €

Source : site de l’OIF

Yvan Asselin

De Montréal à Angers : du cinéma africain


Dans la foulée de notre grand festival Vues d’Afrique qui s’est tenu en avril à Montréal, toute une série d’autres manifestations dédiées au cinéma africain continuent de se dérouler sur la planète francophone.  Un exemple tout récent :

Dans la ville française partenaire de Bamako, Anger, la ville des fleurs, se tient depuis 16 ans le festival Cinémas d’Afrique.

Retenons les noms des gagnants de la dernière édition cités sur le site de France Info, à commencer par :

Le film Coup de Cœur

L’orage africain – Un continent sous influence, de Sylvestre Amousso (Bénin).

On dit de ce film qu’il est propice au débat à propos de la mainmise des dirigeants occidentaux sur l’Afrique.

Prix-Jury Jeunes

Court-métrage : L’Arbre sans fruit d’Aïcha Macky (Niger)

Sur le statut des femmes nigériennes qui ne peuvent pas avoir d’enfants.

Long-métrage : L’île de Perejil d’Ahmed Boulanne (Maroc)

Inspiré du conflit de 2002 entre l’Espagne et le Maroc pour la propriété de cet îlot de roche stratégiquement situé entre les deux pays.

Prix du public 

Court-métrage : Les larmes aux yeux d’Aïcha Macky (Niger)

Long-métrage : Wallay de Berni Golblat  (Burkina)

L’histoire d’un ado français que son père envoie au Burkina Faso pour retrouver ses racines.

Le prochain festival aura lieu en 2019.

Yvan Asselin

 

Plus facile de créer des entreprises dans 137 pays de la planète


Connaissez-vous le site de la Banque Mondiale Doing Business ?  Ça vaut la peine d’y jeter un œil. Avis aux futurs entrepreneurs qui veulent se créer de nouveaux marchés.

Un pays africain figure au nombre des 10 pays réformateurs ayant facilité la pratique des affaires.  Voici l’extrait :

Brunei Darussalam, le Kazakhstan, le Kenya, le Belarus, l’Indonésie, la Serbie, la Géorgie, le Pakistan, les Emirats Arabes Unis et Bahreïn font partie des économies qui se sont le plus améliorées en 2015/2016 dans les domaines couverts par Doing Business. Ensemble, ces 10 meilleurs pays réformateurs ont mis en œuvre un total de 48 réformes facilitant la pratique des affaires.

Pour chaque pays d’Afrique,  vous trouverez tous les indicateurs qu’il vous faut :  http://francais.doingbusiness.org/reports/global-reports/doing-business-2017

Mariam Sy Diawara

 

L’Afrique des emplois


Le président de la France promet de créer en Afrique des emplois pour la jeunesse africaine.  

Dans ce petit bout de phrase se cache un virage, car des emplois il s’en est toujours créé, mais souvent pour des européens qui vont et viennent alors que les expertises locales sont mises à contribution temporairement.

Emmanuel Macron ajoute : je veux encourager la francophonie, qui est un atout pour la France dans la mondialisation, et qui sera très africaine, puisque 75% des francophones dans le monde seront africains d’ici à 2040. Nous devons développer ensemble un espace économique et un fonds d’investissement francophones.

Yvan Asselin

La France redéfinit son rapport avec l’Afrique


Voici des extraits d’une entrevue accordée à Jeune Afrique en avril par le nouveau président de la France qui annoncent des jours meilleurs :

« Je veux écrire une nouvelle page dans notre relation avec l’Afrique et pour cela conduire un véritable aggiornamento de notre politique en direction du continent, pour répondre à sa vitalité et contribuer à libérer son potentiel.

Je tiens à agir dans la transparence, loin des réseaux de connivence franco-africains et des influences affairistes encore trop présentes

C’est pourquoi, je lancerai une initiative ambitieuse entre la France, l’Europe, le sud de la Méditerranée et l’Afrique, les routes de la liberté et de la responsabilité, pour renforcer nos intérêts mutuels, dans tous les domaines – sécurité, climat, commerce, emploi, innovation. »

Yvan Asselin

Vers un « Québecflix » ?


Tel est le titre audacieux de l’article du journaliste Philippe Papineau du Devoir.  Les trois principaux diffuseurs du Québec ne baissent pas la tête devant l’envahissement de Netflix.

Selon Christiane Asselin, de Radio-Canada, ça nous force à nous dépasser, à être meilleurs. L’important c’est d’essayer, d’être dans la parade. »

La production de contenu francophone semble être une des voies choisies par les trois diffuseurs. « Selon les chiffres du CEFRIO, il y a encore près de la moitié des Québécois qui n’écoutent jamais la télé en anglais, il ne faut pas perdre ça de vue », explique M. Mathieu.

Il estime aussi que plus les Netflix de ce monde créent de contenu, plus il y a d’émissions à acquérir et à adapter pour le marché québécois.

Quant à l’hypothèse d’un « Québecflix » — un site unique qui rassemblerait Tou.tv, le club illico, Noovo.ca et d’autres plateformes locales —, elle n’a pas été rejetée d’emblée par les trois diffuseurs, mercredi. 

« Avoir une plateforme pour battre Netflix, ça serait intéressant, mais on est des entreprises différentes, gérées différemment », affirme Mme Asselin. « Nos marchés sont tellement distincts », confirme M. Mathieu.

Ce qui se passe en Amérique francophone est inspirant pour les jeunes et tous les producteurs de contenus qui se réuniront au prochain Africa Web Festival en novembre à Abidjan.

Yvan Asselin

Une Silicon Valley de l’intelligence artificielle?


La fiche de Montréal comme ville internationale de la science et de la créativité impressionne.

Dans le journal Le Devoir,  un article du journaliste Stéphane Baillargeon raconte que la métropole du Québec est devenue l’une des capitales mondiales dans le domaine de l’intelligence artificielle.

100 millions de dollars seront investis par le gouvernement pour soutenir la création d’une grappe de recherche qui fera de la vallée du Saint-Laurent la Silicon Valley dans cette dimension de la technoscience.

Si j’ajoute le fait que Montréal vient d’être désignée meilleure ville universitaire au monde par l’organisation QS Best Student Cities, je dirais que l’Afrique francophone a plus d’intérêt que jamais à créer des ponts solides avec ma ville d’adoption.

Yvan Asselin

 


 

 

On est tous capables de mieux


Donner n’aide en rien et ne contribue pas à l’avancement du pays si celui qui donne n’exige pas l’effort en retour.  Je me fais souvent violence pour rester moi-même à la hauteur de ces paroles que je traduis ainsi :

Ne me demande de te donner mes souliers si tu n’as pas encore usé tes sandales.

Je ne parle ici des défavorisés à qui on doit venir au secours sans hésiter. Eux n’ont souvent même pas la force de demander.  Il faut aller au-devant et leur fournir de quoi vivre décemment.  Dans ces situations, il n’y a pas de petits dons.

Non,  je parle de toutes les personnes capables de mieux et qui ont les moyens de concevoir des projets et de les faire évoluer jusqu’au stade où par leurs seuls potentiels démontrés en une première étape,  se mériteraient par la suite les coups de pouce financiers nécessaires.

Mariam Sy Diawara

Plus intelligents que le téléphone


Les vieux restent les plus sages et méritent le respect, peu importe s’ils sont branchés sur des appareils intelligents.

Leur tête et leur cœur sont branchés sur beaucoup plus grand.  Les geeks devraient les consulter pour intégrer à leur imaginaire une pensée construite sur un fondement culturel.

La combinaison me semblerait la plus porteuse pour marquer la différence africaine.

Mariam Sy Diawara

Le mentor apparaît souvent sans qu’on l’ait cherché


À dix ans,  je m’assoyais près de mon père  devant notre petite maison lorsqu’un voisin, un cousin ou un ami venu de loin s’ouvrait à lui non pas pour trouver du réconfort, mais pour entendre un mot, une phrase ou une idée qui sortait inévitablement de sa bouche, après les avoir écoutés le temps qu’il fallait en buvant son thé.

À celui ou à celle qui traversait une période difficile et qui s’apprêtait à prendre une décision aux conséquences sérieuses, il tendait sa main  et par des périphrases ou des proverbes,  il ramenait tout à l’essentiel, la prise de conscience intérieure des moyens de fabriquer son propre bonheur.

Dans le quartier, mon père était aussi une véritable institution au point où certains lui confiaient leurs petites économies pour éviter de les dépenser à tout vent.  Il ne demandait rien.

De ces gens qui venaient le rencontrer, je retiens l’humilité dans la démarche,  le courage d’admettre que l’on s’est trompé et surtout la volonté ferme de contourner ses faiblesses,  se relever et de continuer à avancer vers une vie meilleure.

Le premier mentor apparaît  souvent sans qu’on le cherche.  J’ai eu la chance d’avoir un homme comme mon père pour me guider. Je lui parlais de tous mes projets même les plus surprenants pour l’époque.

Il m’écoutait et me faisait réaliser l’ampleur des risques. Mais je sentais dans son attitude qu’il me disait:  Vas-y ma fille.

Mariam Sy Diawara

Pas de temps à perdre


Je viens de voir des chiffres assez inquiétants….ou stimulants selon le point de vue.

Dans 20 ans en Afrique,  il y aura 450 millions de personnes supplémentaires sur le marché du travail, mais d’ici là le continent n’arrivera pas à créer 100 millions d’emplois.

C’est un avertissement qui vient du rapport 2017 de la Banque Africaine de Développement,  du Forum Économique Mondial et de la Banque Mondiale.

Selon ces organisations, il faut que les gouvernements fassent tout pour contribuer à l’amélioration de la productivité et accentuent les efforts dans des secteurs à forte intensité de main-d’œuvre :  l’agro-alimentaire, le bâtiment et les microentreprises.

Vraiment,  chaque année à l’Africa Web Festival, je réalise tout le potentiel de nos jeunes producteurs de contenus ou développeurs de logiciels, et je constate l’absence de lien entre eux et les fournisseurs d’emplois.

C’est donc là-dessus qu’on mettra l’accent lors de notre événement de novembre à Abidjan.

Mariam Sy Diawara

C’est où les Comores?


Voilà une question qui m’est souvent posée par des amis québécois sachant que ce pays de la francophonie situé entre le canal du Mozambique et l’Océan indien m’intéresse.   Au Québec, on connaît davantage Madagascar. Alors les Comores sont tout près, un peu plus au nord, face au Mozambique et à la Tanzanie.  Cela dit, on entendra beaucoup parler de l’écrivain comorien Ali Zamir.

Le chaîne LCI en dit : Son premier roman, « Anguille sous roche » (Le Tripode), vient de remporter le prix Senghor. Ali Zamir, auteur comorien de 27 ans, a révolutionné la conventionnelle rentrée littéraire avec ce texte inouï, qui plonge dans les pensées d’une jeune fille en une seule longue phrase de 320 pages.

À suivre dans cette chronique.  Je viens de l’acheter et je vous en reparlerai.

Yvan Asselin

Bientôt en Afrique : un premier Centre de pédiatrie sociale en communauté


Inspiré par l’œuvre du docteur Julien à Montréal qui a créé l’approche unique de la pédiatrie sociale en communauté, le maire de la commune d’Attécoubé à Abidjan, en Côte d’Ivoire, s’est donné comme objectif d’offrir aux citoyens défavorisés d’un quartier de sa ville, l’accès à un premier Centre en 2018.  On suivra le déroulement de ce projet dans cette page.

Yvan Asselin

Fini les kalachnikovs : Vive les machines à coudre!


‘Coudre et recoudre l’avenir’. Tel est le nom d’un projet, modeste à priori, mais éventuellement significatif dans ses impacts directs sur la vie quartier Balabadja 5 de Bangui en République Centrafricaine, un pays engagé sur la route de la paix.

La marraine du projet est Sœur Hortense de la Congrégation des Sœurs de la Providence dont le siège principal est à Montréal.

Cette religieuse d’origine centrafricaine a appris à des jeunes hommes et des jeunes filles de son quartier à faire de la couture, ce qui a conduit à l’aménagement d’un petit atelier grâce à l’implication de l’artiste couturier Eric Blaise Parfait Itanoua.

Aux dernières nouvelles les ventes ont commencé, et d’autres jeunes seraient au stade de la  formation.

Yvan Asselin

 

Ils veulent rester


Plus de deux tiers des étudiants africains de la région sub-saharienne inscrits dans les universités et les collèges du Canada projettent d’y rester.

71%, c’est plus que leurs collègues d’Afrique du Nord (55%) qui ont le même désir. Voilà à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.

Le Canada s’enrichit des compétences africaines mais que dire de toute cette expertise nouvelle perdue pour les pays d’origine?

Bien entendu, la diaspora contribue de son argent au développement de certains pays africains mais cela ne vaut certainement pas l’impact social positif qu’aurait l’arrivée en Afrique de nouvelles générations de leaders.

Tout ça se discute,  comme disait Marie-France Bazzo.

Très bon sujet d’ailleurs à retenir pour de futurs brassages d’idées à la Maison de l’Afrique.

On verra dans la programmation de 2018.

Ils se font plein d’amis

Les données citées plus haut proviennent d’une ONG réputée, le Bureau Canadien de l’éducation internationale, dont le président d’honneur est le Gouverneur Général du Canada, monsieur David Johnston.

On apprend aussi à travers ces statistiques qu’à part les étudiants provenant des États-Unis,  ce sont les africains sub-sahariens qui se font le plus rapidement des amis d’origine canadienne.

Ce facteur joue sans doute sur la volonté exprimée par ces étudiants de passer toute leur vie au Canada.

Et quid des Français?

On a des chiffres récents sans doute en raison des récentes élections. 4,000 Français s’établissent au Québec chaque année sous le régime de la résidence permanente.

S’y ajoutent les étudiants, les détenteurs de permis temporaire ou d’un permis vacances-travail. Dans la Vieille capitale, ils constituent le premier groupe d’immigrants (12,300 inscrits).

On rapporte une augmentation rapide depuis trois ans.  À Montréal, la communauté inscrite au Consulat général s’élève à 68,000 personnes. On note là aussi une forte croissance annuelle (+ 45 %) au cours des dix dernières années. (source : le Consulat Général de France à Québec, données du 6 avril 2017)

Yvan Asselin

Qu’ont en commun?


 

La société Orange, l’Organisation Internationale de la Francophonie, Jumia, ANSUT, Techno Mobile, Cipharm, Export Québec……?

Ils figurent parmi les nombreux commanditaires du prochain Africa Web Festival qui se déroulera pour la quatrième année à Abidjan du 20 au 22 novembre prochain.

Yvan Asselin

Montréal – Siège du nouvel Institut canadien de Financement du Développement


 

Un Institut vient d’être créé pour développer des partenariats publics-privés, visant plus spécifiquement les petites et les moyennes entreprises qui souhaitent investir dans des projets novateurs, là où se trouvent les populations les plus vulnérables, notamment en Afrique.

L’IFD ouvrira ses portes à Montréal d’ici quelques mois et consacrera 300 millions de dollars au cours des 5 prochaines années pour favoriser la réalisation d’initiatives rentables ayant des objectifs de développement durable.

L’Institut favorisera les projets impliquant les femmes et les jeunes entrepreneurs, a tenu à préciser la ministre du Développement international et de la francophonie, madame Marie-Claire Bibeau.

Yvan Asselin

Opération réussie : De Montréal à Abidjan : l’aide parvient aux démunis


La Maison de l’Afrique de Montréal sert parfois de passerelle entre des entrepreneurs et des organismes publics qui souhaitent aider les populations africaines défavorisées. 

Le contact s’est fait par notre intermédiaire entre la direction de la société Formedica de Montréal, la présidence de la compagnie ivoirienne Cipharm et la mairie d’Attécoubé à Abidjan pour acheminer une valeur de 200 mille dollars de produits orthopédiques qui ont été distribués  aux personnes sans ressources avec des besoins les plus pressants. 

Chacun a fait sa part et l’opération a été une réussite.

 Yvan Asselin