Vous aimez les chiffres?


La Côte d’Ivoire et le Cameroun sont pratiquement nez à nez quant à leur nombre d’habitants. On compte 23 millions 865 mille ivoirien(ne)s versus 23 millions 248 mille camerounais(e)s. Ces données, tirées de PopulationData.net, ont déjà un an.

Il est intéressant de constater que les villes du Caire (Egypte) et de Lagos (Nigéria) sont presqu’aussi peuplées que la Côte d’Ivoire ou le Cameroun. Les deux métropoles d’Égypte et du Nigéria comptent chacune près de 23 millions de citadins.

Combien y a-t-il de pays en Afrique? Tout le monde dit que c’est facile de répondre à la question mais si on y ajoute les territoires ? La réponse est 61.

1 milliard 209 millions de personnes y habitent.

Et les touristes?

Voici les 10 pays les plus peuplés de l’Afrique et le nombre de touristes qu’ils attirent.

Nombre d’habitants : en millions                             Nombre de touristes: en millions

Nigéria                                   193                                         0,6

Éthiopie                                   92                                          0,7

Égypte                                      92                                          9

RDCongo                                 87                                         0,2

Afrique du Sud                     56                                          9

Tanzanie                                  50                                         1,1

Kenya                                        46                                          1,1

Algérie                                      41                                          1,7

Soudan                                      40                                        0,6

Ouganda                                   37                                         1,2

Maroc                                         35                                          10

Et voici quelques exemples de pays moins populeux avec plein de touristes en proportion avec leur population :

Tunisie 11 millions                 5 millions de touristes

Botswana 2,3 millions         1,6 millions de touristes

Maurice 1,3 millions              1,2 millions de touristes

Ceci n’explique pas toujours cela… mais c’était pour le plaisir de jongler avec les chiffres et de discuter.

Yvan Asselin

Au Québec, l’affaire est chocolat


Cette expression typique québécoise s’inscrit dans la suite de l’affaire est tiguidou ou même de l’affaire est ketchup, signifiant que les choses ne peuvent pas mieux aller et justement, dans la grande région de Montréal (j’y inclus St-Hyacinthe) le chocolat fait vivre directement des centaines de personnes et certainement des milliers par le biais des impacts économiques.

Il suffit de jeter un œil sur les offres d’emplois des grands de ce monde présents dans la grande région de Montréal pour réaliser l’importance de ce secteur d’activité. Dans un pays sans cacaoyer, c’est quand même extraordinaire. Il y a bien entendu les grands de ce monde, les Barry Callebaut et Hershey Canada, qui sont très présents mais il se développe actuellement tout un marché spécialisé autonome où des petites entreprises se gagnent la faveur des consommateurs. En voici un exemple : J’ai découvert virtuellement, par l’intermédiaire du journaliste retraité et toujours fin goûteur Paul Toutant,  la fabrique AVA NAA de Villeray. Cette entreprise importe directement ses fèves de cacao de l’Amérique centrale.  Quoi de mieux que de citer le site internet :

Nous sommes l’un des seuls au Québec à appliquer l’approche bean-to-bar : importer le cacao, le torréfier, le concasser, le concher (affiner le chocolat) , le tempérer…et sans compromis!

En passant, le nom de l’entreprise vient de l’Inuktitut qui signifie provenir du nord. Les fèves viennent du sud c’est certain mais la fondatrice une géologue convertit en spécialiste du cacao a vécu plusieurs années au Nunavut dans le grand nord canadien. L’entreprise est née d’un voyage qu’elle a effectué au Mexique. Aujourd’hui, elle fait directement affaire avec les cacaoteros. Si vous passez à Montréal, visitez la fabrique au 309 rue Gounod, Montréal


Ce qui m’inspire dans cette aventure de Catherine Goulet c’est son audace et son intuition pour ce marché en croissance des produits dont on connaît l’origine et le trajet jusqu’au comptoir où l’on découvre des saveurs nouvelles. Je séjourne régulièrement dans mon pays d’origine, le plus grand producteur de cacao au monde, et la découverte d’AVA NAA me fait voir autrement le marché potentiel de la première ressource naturelle de la Côte d’Ivoire. Soyez assurés que je visiterai la fabrique de la rue Gounod.  Mariam Sy Diawara.


 Yvan Asselin

Plus d’énergie propre en Côte d’Ivoire


La compagnie chinoise Sinohydro a mis en service l’une des quatre turbines du barrage hydroélectrique de Soubré en Côte d’Ivoire (cinq heures en auto d’Abidjan vers le nord-ouest). En appuyant symboliquement sur le bouton pour faire tourner la turbine, le premier ministre a rappelé que dans quelques mois, une fois les travaux complétés, la centrale produira 275 mégawatts.

L’ouvrage permettra d’augmenter de 45% la part des énergies renouvelables du pays. Plein d’autres projets hydroélectriques, solaires et éoliens sont à l’étude car la pression est forte.

La demande augmente de 10% par an et la population tolère de moins en moins l’augmentation du coût de l’énergie. A ce stade-ci l’énergie thermique représente encore 75% de la fourniture totale. Source : La Tribune, Afrique.

Yvan Asselin

Dakar : un pt’it train de banlieue deviendra un Express régional


À Dakar où quatre-vingt pour cent des habitants se déplacent à pied chaque jour faute de transports publics efficaces, la Banque Africaine de Développement investira 192 millions de dollars américains pour renforcer une ligne ferroviaire reliant la banlieue au centre-ville.

En deux ans, la vitesse moyenne passera de 20 à 60 kilomètres/heure. 113 mille passagers devraient utiliser ce service, soit cinq fois plus que le nombre actuel des usagers du pt’it train (source BAD).

Yvan Asselin

À cinq mois de l’Africa Web Festival la gestion des marchés publics de la Côte d’Ivoire fait un pas de géant


Le gouvernement ivoirien vient d’engager le processus de dématérialisation des marchés publics. Ce que cela signifie ? Réduction du coût et des délais pour les entreprises qui soumissionnent pour des contrats publics.

La réalisation de cette opération a été confiée à des PME ivoiriennes. Tout de suite, le passage à la gestion électronique se fera au sein de la fonction publique et dans une deuxième étape prévue pour janvier 2019 les acteurs privés seront concernés.

Autrement dit, toutes les entreprises qui feront affaire avec le gouvernement utiliseront le module «E-marchés publics»  (processus pour faire une requête ou soumission), le module «E-learning» (apprendre comment utiliser ces nouvelles procédures), et le module « Décisionnel » qui générera des tableaux comparatifs et fera les rapports sur les contrats accordés.

Tenez-vous bien, ce qui prend actuellement jusqu’à 130 jours (en 2013 ..on parlait de 320 jours) en démarches administratives de toutes sortes imposées au secteur privé se fera en 88 jours.

À suivre attentivement. Source : La Tribune

Mariam Sy Diawara