À Harlem, le français fait le poids


 

« Quand j’habitais en Pennsylvanie, j’avais oublié mon français », se souvient Suleimane Niasse, gérant de la pâtisserie Des Ambassades située à l’angle de la 119e Rue et du boulevard Frederick Douglass, à New York.

L’homme d’origine sénégalaise a immigré aux États-Unis il y a plus de 20 ans. En 2007, son choix de s’installer dans Harlem lui a permis, à sa grande surprise, de renouer avec le français, sa langue maternelle avec le wolof.

Les rues de Central Harlem bouillonnent de vie en cette fin d’automne. La musique d’un saxophoniste se mêle au brouhaha des automobiles. Un soleil discret filtre à travers les nuages pour éclairer les façades classiques des édifices de part et d’autre des rues. Des vendeurs offrent mangues, citrons et cacahuètes dans des étals sur les trottoirs.

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À Harlem, le français fait le poids

Tiken Jah Fakoly : « Le Mali a fait le choix de conquérir une deuxième fois son indépendance »


L’auteur de Françafrique (2003) ne lâche rien. Vingt ans après la publication de cet opus, le chantre du panafricanisme ivoirien, qui préfère vivre au Mali, continue de rêver et de défendre une Afrique souveraine et unie. Mais face au recul démocratique, l’éternel optimiste s’inquiète et en appelle au réveil des populations.

Avec Braquage de pouvoir, Tiken Jah Fakoly livre sa recette gagnante et sans surprise, dans un reggae traditionnel nimbé de sonorités mandingues. Un ouvrage rassembleur sur lequel il a convié, gracieusement, les Maliens d’Amadou et Mariam, les Français Grand corps malade et Dub Inc, qu’il espère inviter à La Cigale pour son concert prévu le 3 décembre, et le Jamaïcain Winston Mcanuff.

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« Le Mali a fait le choix de conquérir une deuxième fois son indépendance »

Francophonie : premier Salon de l’industrie musicale d’Afrique à Abidjan


La francophonie compte à ce jour 88 États et gouvernements membres ayant en commun l’usage de la langue française, des valeurs et l’ambition, clairement affichée, de faire de l’espace francophone un espace économique attrayant et fort, une communauté exemplaire et porteuse d’espoir pour les populations.

L’industrie musicale fait partie de ce riche patrimoine culturel, en plus d’avoir le potentiel pour se transformer en véritable manne financière. Pour la francophonie, les Industries créatives et culturelles (ICC) sont pourvoyeuses d’emplois, les femmes et les jeunes en étant les principaux bénéficiaires.

Les ICC sont également de véritables leviers de valorisation de la culture dans notre espace francophone, et la structuration de cette chaîne de valeur devrait être l’une de nos priorités, tant ce secteur est dynamique, innovant et en perpétuelle mutation.

Le Salon des industries musicales de l’Afrique francophone (Sima) se tiendra du 17 au 18 novembre 2022 à Abidjan. Le choix de la Côte d’Ivoire comme pays hôte est justifié par le rôle important qu’elle joue dans l’espace francophone. Quatrième État par le nombre de locuteurs du français, la Côte d’Ivoire est considérée comme la plaque tournante de l’industrie musicale africaine.

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Francophonie : premier Salon de l’industrie musicale d’Afrique à Abidjan

Yasmine Chami : La littérature est un acte quasi gratuit


Yasmine Chami a mille vies. Anthropologue, normalienne, un temps directrice de la Villa des Arts de Casablanca, puis d’une entreprise de production audiovisuelle, enseignante dans plusieurs universités de Casablanca, elle est aussi l’autrice de quatre romans publiés chez Actes Sud, dont Médée chérie (2019) et Dans sa chair (2022), un diptyque racontant la trajectoire d’une femme, sculptrice, brutalement abandonnée par son mari, chirurgien, du point de vue de l’intéressée dans le premier volet et du point de vue de l’homme dans le second.

Un parcours nourri par un désir constant de comprendre. Pour cette grande observatrice, qui a fait de la filiation le sujet de sa vie, la littérature est un corps à corps avec la langue, mais aussi un espace de re-création où les schémas, les topos doivent être confrontés et subvertis pour mieux réinventer le regard. Profondément ancrée dans la réalité marocaine, son œuvre touche pourtant à l’universel. Entretien.

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