Québec-Afrique : le business avant tout


Depuis 2019, la Belle Province a officiellement « une vision » pour le continent. Mais cette stratégie, plus économique que politique, reste encore à préciser.

Les signes d’un intérêt soutenu du Québec pour l’Afrique sont de plus en plus nombreux et de plus en plus visibles ces dernières années. En particulier au niveau politique, avec une « vision » en cours de définition et la nomination d’un chargé de mission pour le continent auprès du Premier ministre québécois, François Legault.

Mais ils sont surtout économiques, à l’image des 45 missions commerciales organisées à travers le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest en 2019 ou de la présence, jusqu’alors rarissime, du continent lors de la 25e Conférence du Forum économique international des Amériques organisé à Montréal en juin de la même année.

Invitée en tant que secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo avait profité de cette tribune pour rappeler que « l’Afrique [devait] cesser d’être un sujet de charité pour devenir un vrai partenaire ».

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Québec-Afrique : le business avant tout

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•  Étudiants africains : l’opération séduction du Québec

 

Selon une enquête sur la ZLECA : Le commerce intra-africain très faible


Plus de 70% des PDG africains estiment que le commerce intra-africain augmentera au cours des 12 prochains mois, selon une enquête publiée jeudi, reprise par l’APS. L’enquête «Africa CEO Trade Survey 2020» montre que, contrairement à d’autres régions du monde, le commerce intra-africain reste très faible, à 15%, laissant davantage de marge de croissance.

«La Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca) pourrait également servir de catalyseur opportun pour stimuler le commerce intra-africain», indique l’enquête menée par le Comité panafricain du commerce et de l’investissement du secteur privé (Paftrac) et Afreximbank. Les conclusions de l’enquête, du moins telles que rapportées par l’APS, ne montrent pas les défis que soulève présentement la question du redressement économique dans le monde du fait déjà de la crise sanitaire et les incertitudes qu’elle laisse montrer à brève échéance. L’économie mondiale, n’est-ce pas, reste en effet tributaire de l’évolution de la pandémie, qui vient de mettre à genoux nombre d’activités de poids et de fermer les frontières dans pas mal de pays.

Quoiqu’il en soit, les PDG africains pensent que la Zleca crée des conditions d’échelle et devrait permettre d’améliorer la compétitivité et la productivité, ce qui accélérera la transformation des économies africaines pour une meilleure intégration dans l’économie mondiale. L’enquête souligne également que le secteur privé africain reste optimiste quant au commerce international, plus de 50% des PDG africains estimant que le commerce mondial augmentera au cours des 12 prochains mois. Selon les résultats de l’enquête, bien que plus de 80% des PDG africains rencontrent plusieurs difficultés dans le commerce mondial et intra-africain, ils croient toujours fermement au pouvoir du commerce qui a été le principal moteur de la croissance et des transferts de technologie et reconnaissent également que le commerce a été très important pour leurs entreprises. L’Afrique représente moins de 0,8% des exportations algériennes. La zone de libre-échange commerciale de l’Afrique est une zone dans laquelle les biens et les services circulent sans restriction entre les Etats membres de l’Union africaine (UA).

Cet accord a été signé par 44 pays africains lors de son lancement en 2018 à Kigali, et est entré en vigueur le 30 mai 2019. Cet espace constitue un marché de 1,2 milliard de consommateurs et un potentiel commercial estimé à plus de 3000 milliards de dollars.

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Selon une enquête sur la ZLECA : Le commerce intra-africain très faible

 

Immigration : le Canada assouplit les règles pour les travailleurs étrangers


Le Canada introduit un important dispositif pour les travailleurs étrangers. Jusqu’à présent, un étranger devait demander son permis de travail avant de venir au Canada. Ce n’est plus le cas.

Par Elyas Attar

VVA – Publié le: 24 août 2020 à 19:47

Bonne nouvelle pour les étrangers actuellement présents au Canada. Ceux qui possèdent une offre d’emploi auront la possibilité de demander directement un permis de travail et le recevoir sans avoir à quitter le pays.

L’annonce a été faite, ce lundi 24 août, par le ministère canadien de l’immigration. La mesure « temporaire », qui entre immédiatement en vigueur, vise à combler le déficit en matière de travailleurs, a précisé le ministère.

Le Canada est durement touché par le manque de travailleurs du fait de la fermeture des frontières depuis mars dernier dans le cadre des mesures de lutte contre le coronavirus.

La décision profitera également « aux résidents temporaires qui aimeraient travailler avec leurs compétences à la reprise du Canada après la pandémie de COVID-19 », ajoute le communiqué.

Le ministère fixe plusieurs critères que doit remplir tout demandeur. « Tous les types de visiteurs qui répondent aux critères peuvent présenter une demande », précise le ministère. Parmi les critères figure le fait d’avoir « un statut de visiteur valide au Canada au 24 août 2020 et demeurer au Canada ».

Les étrangers arrivant au Canada après cette date ne sont pas éligibles au nouveau dispositif.

Avant l’introduction de cette mesure, un étranger devait demander son permis de travail avant de venir au Canada puis entamer les démarches dans son pays d’origine pour émigrer.

S’il était déjà sur le sol canadien en tant que visiteur au moment où il postule pour un permis de travail, il « devait alors quitter le Canada et revenir avant que son permis de travail ne lui soit délivré », rappelle le ministère de l’immigration.

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Gouvernances, afri-capitalisme et soft power : la nouvelle donne africaine


L’Opinion et l’agence de communication spécialisée sur l’Afrique 35°Nord organisent une conférence sur l’Afrique le 06 octobre 2020 à Paris pour analyser et décrypter l’évolution du continent autour de trois dynamiques : la montée en puissance de nouvelles citoyennetés et formes de gouvernance ; l’émergence d’un afri-capitalisme spécifique ; l’installation progressive du soft power africain.

06 octobre 2020

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSchWUgPtcryp3w7V61lCLs4GcDdFWUJ9f6eS-hYV78WWubG2w/viewform

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Inscriptions ouvertes à partir du lundi 20 juillet, sous réserve de confirmation de la part des équipes de l’Opinion, compte-tenu du nombre limité de places et des contraintes de distanciation imposées par la crise sanitaire du Covid-19. L’entrée sera strictement réservée aux personnes ayant reçu un carton d’invitation.

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  3. Gouvernances, afri-capitalisme et soft power : la nouvelle donne africaine

L’Afrique a pour l’instant bien géré la menace d’une propagation massive du coronavirus et la crise sanitaire annoncée a été évitée, notamment en raison des mesures de prévention rapides et énergiques. La vague de démocratisation observée depuis les années 90 est certes encore fragile et imparfaite, avec la persistance de régimes autoritaires et des atteintes aux libertés publiques, mais les formes de gouvernances africaines évoluent en profondeur. Entre « démocratie occidentale » et « démocrature » ? Le poids important pris par les sociétés civiles et les opinions publiques grâce notamment aux réseaux sociaux développe également de nouvelles citoyennetés.

Certes, le virus a interrompu la bonne dynamique économique observée depuis une vingtaine d’années sur le continent. Mais la tendance à développer des modèles propres de financement et d’appropriation des moyens de production, avec des groupes le plus souvent familiaux, semble durable. Tout comme demeure la montée en puissance de classes moyennes et de marchés domestiques plus structurés.

Enfin, d’un point de vue culturel, écrivains, cinéastes, musiciens, photographes, plasticiens… véhiculent une nouvelle image du continent, permettant aux populations de se réapproprier une histoire qui a souvent été écrite par d’autres. L’épreuve du coronavirus a particulièrement montré la vitalité des artistes et intellectuels et leur volonté de prendre en main le récit et le destin du continent africain.

Déroulé de la soirée :

18 heures. Accueil.

18h15. Présentation de la soirée par Nicolas Beytout, président et fondateur de l’Opinion

18h20 – 18h35. Interview : L’Algérie, un nouvel exemple pour l’Afrique.

Invité d’honneur (sous réserve de confirmation des autorités) :

Abdelmadjid Tebboune, président de la République d’Algérie

Tebboune a décliné l’invitation de prendre part à une conférence sur l’Afrique en octobre à Paris intitulée « Gouvernances, afri-capitalisme et soft power : la nouvelle donne africaine ».

18h40 – 19h20. Table ronde : L’émergence d’un afri-capitalisme spécifique, les enseignements de la résilience africaine.

Intervenants :

Anne-Laure Kiechel, fondatrice de Global Sovereign Advisory, société de conseil aux Etats et aux entreprises publiques

Vincent Le Guennou, directeur général, associé fondateur et co-PDG d’ Emerging Capital Partners (ECP)

Brice Chasles, directeur général de Deloitte Afrique francophone

19h20 – 19h40. Face à face : Les preuves de la nouvelle donne africaine face aux désordres du monde.

Intervenants :

Tidjane Thiam, administrateur de Kering, ex-directeur général de Crédit Suisse

Rémy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement (AFD)

19h45 – 20h25. Table ronde : L’installation progressive du soft power africain dans le nouveau récit globalisé.

Intervenants :

Imane Ayissi, styliste de mode

Franck Ekra, analyste politique, critique d’art, et co-coordinateur de la nouvele initiative « l’Afrique d’après »

20h30 – 20h50. Conclusion.

Intervenante pressentie :

Elisabeth Moreno, ex-présidente de HP Afrique et à présent ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes, à la diversité et à l’égalité des chances

20h55 – 23h00. Cocktail.

Animation :

Nicolas Beytout, président et fondateur de l’Opinion

Philippe Perdrix, directeur général de l’agence de communication 35° Nord

Rémi Godeau, rédacteur en chef de l’Opinion

Olivier Baccuzat, rédacteur en chef adjoint de l’Opinion

Pascal Airault, journaliste à l’Opinion

Article source :

Gouvernances, afri-capitalisme et soft power : la nouvelle donne africaine