Françafrique : Jacques Foccart, le prince des ténèbres


De 1960 à 1974, le « Monsieur Afrique » des présidents français tira toutes les ficelles de la Françafrique. Son ombre tutélaire continue d’écraser ses successeurs.

C’est une rencontre secrète qui en dit long sur la fascination que Foccart a exercée sur ses contemporains. En mai 1981, quand la gauche est arrivée au pouvoir, tout le monde a cru que l’homme des coups tordus serait mis sur la touche une bonne fois pour toutes. Mais aujourd’hui, Jacques Godfrain révèle à Jeune Afrique que, quelques mois après son élection, François Mitterrand a reçu très discrètement Jacques Foccart dans son bureau.

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Raphaël Confiant : « L’œuvre de Frantz Fanon subit une véritable éclipse »


Dans une « autobiographie imaginée », l’écrivain martiniquais rend hommage à son compatriote, médaillé de la seconde guerre mondiale, compagnon de route des indépendantistes algériens et intellectuel exigeant décédé en 1961. Interview.

Décembre 1961, hôpital de Bethesda, États-Unis. L’écrivain et psychiatre martiniquais Frantz Ibrahim Omar Fanon se meurt. Son dernier livre, Les Damnés de la terre, écrit dans l’urgence, est sur le point d’être publié. Il vivra juste assez pour en lire la virulente préface, signée Jean-Paul Sartre, mais la leucémie aura raison de son corps avant que cette Algérie qu’il aimait tant et pour laquelle il se battait n’obtienne son indépendance, en 1962.

Profondément influencé par les écrits et la vie de Fanon, son compatriote Raphaël Confiant lui consacre aujourd’hui une « autobiographie imaginée » où il parvient, avec subtilité, à raconter le personnage tout en incarnant ses idées. L’insurrection de l’âme. Frantz Fanon, vie et mort du guerrier-silex (Caraïbéditions, 394 pages, 21,30 euros) est une belle introduction à l’oeuvre – et un hommage à l’homme.

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Pourquoi il faut relire Les Damnés de la terre de Frantz Fanon


En juillet et en août, Jeune Afrique revient sur des œuvres majeures qui font toujours parler d’elles, inspirant le présent. Cette semaine, Les Damnés de la terre, écrit en 1961 par le Martiniquais Frantz Fanon.

«Libération nationale, renaissance nationale, restitution de la nation au peuple, Commonwealth, quelles que soient les rubriques utilisées ou les formules nouvelles introduites, la décolonisation est toujours un phénomène violent. »

Quand il écrit les premières lignes des Damnés de la terre, en mai 1961, Frantz Fanon se sait déjà condamné par la leucémie myéloïde dont il est atteint. Il aura tout de même la chance de voir son livre publié de son vivant, aux éditions Maspero, et préfacé par le philosophe français Jean-Paul Sartre.

L’ouvrage, édité dans la discrétion, est interdit dès sa diffusion pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État ». En pleine guerre d’Algérie, l’inverse eût surpris… Quoi qu’il en soit, le texte trouve tout de suite un large écho.

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GAËL OCTAVIA : « LA FIN DE MAME BABY », ENTRE CONFLIT D’APPARTENANCE ET ÉMANCIPATION


Avec La Fin de Mame Baby, l’auteure française née en Martinique, Gaël Octavia, signe un roman singulier sur la place de la femme dans les sociétés patriarcales. Rencontre.

Après trois pièces de théâtre, Gaël Octavia, 40 ans, fait sa rentrée littéraire avec un premier roman publié aux éditions Gallimard : La fin de Mame Baby. L’auteure livre un portrait croisé de quatre femmes – majoritairement noires – qui tentent d’échapper à leur déterminisme géographique et socio-culturel, et à s’émanciper des carcans masculinistes. Une fresque sociale teintée de féminisme qui fait s’interroger sur la place des femmes noires de France.

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Gaël Octavia : « La fin de Mame Baby », entre conflit d’appartenance et émancipation