L’Afrique des emplois


Le président de la France promet de créer en Afrique des emplois pour la jeunesse africaine.  

Dans ce petit bout de phrase se cache un virage, car des emplois il s’en est toujours créé, mais souvent pour des européens qui vont et viennent alors que les expertises locales sont mises à contribution temporairement.

Emmanuel Macron ajoute : je veux encourager la francophonie, qui est un atout pour la France dans la mondialisation, et qui sera très africaine, puisque 75% des francophones dans le monde seront africains d’ici à 2040. Nous devons développer ensemble un espace économique et un fonds d’investissement francophones.

Yvan Asselin

La France redéfinit son rapport avec l’Afrique


Voici des extraits d’une entrevue accordée à Jeune Afrique en avril par le nouveau président de la France qui annoncent des jours meilleurs :

« Je veux écrire une nouvelle page dans notre relation avec l’Afrique et pour cela conduire un véritable aggiornamento de notre politique en direction du continent, pour répondre à sa vitalité et contribuer à libérer son potentiel.

Je tiens à agir dans la transparence, loin des réseaux de connivence franco-africains et des influences affairistes encore trop présentes

C’est pourquoi, je lancerai une initiative ambitieuse entre la France, l’Europe, le sud de la Méditerranée et l’Afrique, les routes de la liberté et de la responsabilité, pour renforcer nos intérêts mutuels, dans tous les domaines – sécurité, climat, commerce, emploi, innovation. »

Yvan Asselin

Vers un « Québecflix » ?


Tel est le titre audacieux de l’article du journaliste Philippe Papineau du Devoir.  Les trois principaux diffuseurs du Québec ne baissent pas la tête devant l’envahissement de Netflix.

Selon Christiane Asselin, de Radio-Canada, ça nous force à nous dépasser, à être meilleurs. L’important c’est d’essayer, d’être dans la parade. »

La production de contenu francophone semble être une des voies choisies par les trois diffuseurs. « Selon les chiffres du CEFRIO, il y a encore près de la moitié des Québécois qui n’écoutent jamais la télé en anglais, il ne faut pas perdre ça de vue », explique M. Mathieu.

Il estime aussi que plus les Netflix de ce monde créent de contenu, plus il y a d’émissions à acquérir et à adapter pour le marché québécois.

Quant à l’hypothèse d’un « Québecflix » — un site unique qui rassemblerait Tou.tv, le club illico, Noovo.ca et d’autres plateformes locales —, elle n’a pas été rejetée d’emblée par les trois diffuseurs, mercredi. 

« Avoir une plateforme pour battre Netflix, ça serait intéressant, mais on est des entreprises différentes, gérées différemment », affirme Mme Asselin. « Nos marchés sont tellement distincts », confirme M. Mathieu.

Ce qui se passe en Amérique francophone est inspirant pour les jeunes et tous les producteurs de contenus qui se réuniront au prochain Africa Web Festival en novembre à Abidjan.

Yvan Asselin